(26) DrômeJazz dans la ville

12/01/2020 – « Big easy » à Montélimar pour Jazz dans la Ville

« Big Easy ». Le surnom de La Nouvelle-Orléans, ville phare, ville symbole pour qui aime le jazz des origines, l’authentique. Mais, « Big Easy », en 2020, c’est aussi le nom d’un groupe, un groupe qui avait rendez-vous, ce dimanche 12 janvier, avec son public montilien. Le tout, bien sûr, à l’initiative de l’association « Jazz dans la Ville », dans le cadre de ses jazz-clubs dominicaux.

Le quartet Big Easy est une jeune formation, qui plus est extensible – comprenez que la formation peut se produire aussi jusqu’au septet. En ce 12 janvier, c’est en simple quartet qu’ils ont eu la charge d’animer cette Épiphanie et, une fois encore, Jacques et Mireille Lacombe, pour l’association, ont été judicieux dans leur choix…

La formation de base, c’est une trompette, une clarinette, un tuba et un banjo.

A la trompette, et aussi, souvent, à la voix, c’est Julien « Jul » Bédrine. L’âme de cette formation née il n’y a que deux ans. Jul arrive de Lille, où il a commencé sa carrière de musicien professionnel au travers de formations déjà axées sur le jazz authentique. Installé maintenant en Drôme ; il a monté un autre trio, accompagné de Maxime Tritschberger et Johannès Hagenloch, le « Smoking Jive »

La clarinette a été confiée à Antoine Bessy. Une belle initiative. Aussi à l’aise sur cet instrument qu’au saxophone, Antoine Bessy se produit aussi dans deux autres formations, le « Nita Quartet » résolument tourné vers le jazz manouche et « Balancé », un ensemble plus axé « musiques brésiliennes » dans lequel il partage la scène avec Lionel Azéma.

Au tuba, Lionel Azéma, justement. Touche-à-tout, Lionel maîtrise le piano, la basse et la contrebasse. Excusez du peu. La basse, il la fait chanter dans son ensemble rock « The Fuse », mais on peut aussi le suivre dans le spectacle qu’il a créé pour les enfants, et dans lequel il se produit au piano, « Le bal des ciboulons », en duo avec Marion Boulet.

Enfin, au banjo habituellement mais, cette après-midi-là, à la guitare manouche (accrochez-vous…) Maxime Tritschberger. Maxime sait faire donner le meilleur à toutes les cordes qu’il pince. On peut aussi retrouver ce « musicien au service des musiciens » dans le duo qu’il a monté avec sa compagne, Nolwenn Tanet, « Chauffe Marcel », un duo « guinguette-jazz ». Avec évidemment de l’accordéon, mis en valeur par Nolwenn.

Quatre pointures pour un seul son. Un son qui aura ravivé les souvenirs dans les têtes, pour qui avait une tendresse particulière pour la musique de cette période-là spécialement. Le « hot jazz », la biguine, le ragtime, le blues bien sûr… l’assistance s’est envolée, toute l’après-midi, vers les années-vingt, servie par un quartet jeune et bourré de talent qui nous aura fait croire, pendant deux heures, que l’on se promenait dans les rues de la Louisiane…

Ont collaboré à cette chronique :

One comment
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

X