(69) RhôneHot Club

16/01/2020 – Walt Weiskopf European Quartet au Hot-Club

Walt Weiskopf et son European quartet ce n’est pas une proposition d’un soir comme on le voit assez souvent avec une tête d’affiche qui passe dans une programmation éphémère. Le grand saxophoniste new-yorkais a une vraie histoire avec ce « European Quartet » avec lequel il a déjà gravé deux CDs.

Ce soir il vient nous présenter essentiellement les morceaux du dernier opus « Worldwide » sorti il y a un an.  Le trio qui accompagne la star du jour nous arrive de Copenhague, vous savez là où il y a le fameux Café Montmartre, ce n’est pas neutre. Les garçons en connaissent un brin, tout n’est pas pourri en ce royaume : Carl Winther au piano ; Andreas Lang, une sorte de « smiling viking »  à la contrebasse et le raffiné Andres Morgensen à la batterie.
Rien que de jouer aux côtés de Walt Weiskopf  est un gage de d’excellence. Rien à redire.

 

Résultat des courses, on vous vend du jazz new-yorkais à la sauce Europe. Et bien on n’est pas déçu.

Bref les deux sets ont déroulé sur un mode très « up ». Le son que l’on retrouve sur leur dernier album « Walt Weiskopf European Quartet Worldwide ».

Résumons, le trio file vite. Le batteur invente et construit, le pianiste joue dans un registre plutôt bop (vous savez genre Jazz Messengers), le contrebassiste, souvent en « smile » développe au-delà de la « walking bass ». Et là, au moment opportun, le sax nous plante un chorus de magnifique facture, comme ça « mine de rien » avec une aisance déconcertante. Normal, c’est Walt Weiskopf, quelques décennies au compteur sur le devant de la scène de « Big Apple ». Respect !

Chorus de contrebasse, ça tricote sévère, la batterie suit avec juste le coup de cymbale qui sied à merveille. Le public est ravi.

Les titres s’enchaînent : The strangerEchoes of a quiet past ; Introspection ; Marcie by moonwalk ; Ocean ; Entebbe

Les styles changent : bop, afro, moderne, latin, … toujours avec une jubilation communicative.

Le Hot Club de Lyon n’a pas volé sa réputation de club de jazz une fois encore.

Ont collaboré à cette chronique :

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