(69) RhôneLa Chapelle de la Trinité

18/01/2020 – Thomas Enhco & Vassilena Serafimova à La Chapelle de la Trinité

Les Grands Concerts sont réputés pour leurs présentations du répertoire de musique de chambre dans le merveilleux écrin de la Chapelle de la Trinité et puis une ou deux fois l’an ils prennent des chemins de traverse et présentent un programme plus jazz. La semaine passé c’était Pascal Horecka qui a fait salle comble avec son projet dédié aux grandes dames du jazz et de la soul music.

Ce soir les invités sont Thomas Enhco et Vassilena Serafimova. Deux jeunes prodiges chacuns sur leur instrument. Nous les avions découverts en 2014 lors du Jazz à Fareins (voir la chronique de Pierre Sigaud).Le premier sur un piano « grand concert » Steinway & Sons, la seconde sur un imposant marimba presque aussi long que le piano. Vassilena Serafimova a joué du marimba en soliste au Carnegie Hall de New York (et ailleurs) !

On connaissait leur CD « Funambules » qui proposait des compositions et des reprises de « classiques ». Ce soir le programme est dédié au « Kantor de Leipzig », Jean-Sébastien Bach. C’est un nouveau projet. On reconnait des adpatations des différentes suites pour piano, pour violoncelle, des sonates. Le repertoire de Jean-Seb prend un coup de jeune sous les frappes enthousiastes des deux virtuoses. Le public se régale et apprécie le modernisme des interprétations.

Les deux musiciens sont jeunes, culottés et complices et osent sans faillir des improvisations  et des clins d’oeil dans le plus style baroque à la mode de notre temps.

La partie Bach est assez courte, moins d’une heure, mais les rappels seront consistants et variés : une superbe composition de Thomas Eclipse, suivi d’une danse macédonienne au titre imprononçable. Un second rappel se fera sur Le grand Tango d’Astor Piazzola où le marimba reprend la partie de violoncelle. Ce morceau est l’un des tout premiers joué par ce duo qui affiche déjà onze ans d’existence. On ne le dirait pas à voir leur jeunesse. Et l’on finit pour un troisième rappel (mais oui !) sur une adaptation très personnelle de The Bitter Sweet Symphony du groupe rock anglais The Verve. La boucle est bouclée.

Ce duo avait déjà scotché le public de la Chapelle en 2017. Bis repetita en ce début 2020.

Ont collaboré à cette chronique :

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