(69) RhôneSaint-Fons Jazz

21/01/2020 – Jérôme Duvivier & Wilhelm Coppey au Saint-Fons Jazz

Pour entamer cette édition du Saint-Fons Jazz, direction la médiathèque Roger Martin du Gard avec la traditionnelle conférence musicale présentée par Norbert Gelsumini, directeur du festival, et Marion de la Médiathèque. Le jazz est aussi vocal et ce sont Jérôme Duvivier, prof de chant au C.R.R., et Wilhelm Coppey, prof au conservatoire de Saint-Fons, qui vont nous le montrer.

Au commencement était le blues qui se traduit par des expressions stylistiques, de la personnalité. Pour l’illustrer Jérôme Duvivier a choisi Blues in the night.

On saute direct au swing, le middle jazz, sans passer par la case New Orleans, l’époque des premiers grands solistes comme Coleman Hawkins, Lester Young, Fats Wallers et les reprises des comédies musicales de Broadway. Ce soir ça sera Cheek to cheek avec une version « up ».

Il existe des standards qui ne viennent pas des comédies musicales comme The nearness of you, une ballade romantique écrite pour orchestre.

Apparition du be-bop avec des génies comme Dizzie Gillespie, Charlie Parker, Kenny Clark (qui sont presque tous passés dans le band de Billy Eckstine). Le jazz qui était une musique qui se danse devient une musique qui s’écoute. Jérôme a choisi Ornithology qui est une adaptation de How high the moon à la sauce Parker. Cette musique n’était pas vocale, puis des vocalistes ont développé paroles et scats, ce que nous entendons ce soir sur Ornithology. Qui devient ici un morceau de bravoure vocal.

Avec les premiers enregistrements de  « Birth of the cool » de Miles Davis en 1948 apparaît le cool jazz (le « jazz frais ») et nombre d’expérimentations comme les mesures impaires, cf. le tube de Paul Desmond Take five avec des paroles de l’épouse de Dave Brubeck, Yolande.

Dans le même temps apparaît le jazz modal toujours sous l’impulsion de Miles et Bill Evans.

La version proposée de Take five par Jérôme emprunte à ces deux courants.

A la même époque se développe la bossa nova héritée du samba brésilien (au masculin, si, si).

On en retient les tubes de Stan Getz et d’Astrud Gilberto. Pour illustrer, Jérôme a choisi Desafinado sur des paroles de John Hendricks. Comme sur chaque morceau, Wilhelm en profite pour s’envoler sur une jolie improvisation.

Le balancier a fait son office et nait le hard bop dans les années 55 avec comme chefs de file des Horace Silver, les Jazz Messengers, Sonny Rollins, Bobby Timmons etc.. Jérôme mobilise la salle sur Moanin’.

On passe rapidement sur l’époque « free » pour évoquer le jazz vocal d’aujourd’hui avec le retour de la langue française dans le jazz chanté. Jérôme prend en exemple une reprise de Brassens Je me suis fait tout petit devant une poupée, puis une composition avant de finir sur un rappel avec Le temps de l’amour créé par Françoise Hardy.

Ont collaboré à cette chronique :

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