(38) IsèreLa Belle Electrique

24/01/2020 – L’Usine à Jazz « Black Legends » à La Belle Electrique

La Belle Electrique de Grenoble, électrisée par l’Usine à Jazz.

Complet ! Plus de mille personnes dans cet antre de la musique grenobloise. Cet ensemble en a l’habitude, il n’arrête pas de faire salle comble, ils contredisent l’adage et sont toujours prophètes dans leur pays.

Leur spectacle « Black Legends » n’est pourtant pas nouveau, mais ils aiment à varier leur playlist et lui donner d’autres couleurs contrastées. Le propos reste identique, transmettre toute la verve, l’énergie, la passion de ceux qui firent les heures de gloire des musiques soul, blues, funck et dérivés.

On démarre la story sur le générique intro de In the stone, grandement utilisé par une émission télévisée sur le cinéma. Commence donc cette rétrospective de ces légendes noires qui se produisent  sous nos yeux et nos oreilles dans le cinéma scintillant de cette musique active et réactive.

Début plutôt Kool comme dirait the gang . George Benson, Ray Charles et Nina Simone défilent tour à tour On brodway, Hallelujah we love them so……. feeling really good !

On est loin de l’usine, mais plongés dans le show étincelant d’un cabaret new yorkais. Spectacle accompli avec tois choristes et quatre danseurs accompagnant les treize cuivres et les cinq membres de la section rythmique. On nage entre joie et nostalgie.

Les pages se tournent, Stevie Wonder, Aretha Franklin, Chaka Khan défilent au travers de la voix colorée de Stefakoa toute de blanc vêtue. Son rythme, sa force, son jeu de scène sont au diapason du soutien énergique de la formation qui monte en puissance sous la direction éclairée de Pascal Perrier.

Pour cette seconde partie on passe en mode énergie activée !

Costumes à paillettes pour tout le band. Boogie wonderland transforme  les spectateurs en  vague agitée, une marée intrusive qui déferle vers la scène, une illusion d’optique accentuée par les jeux de lumière toujours aussi magiques et luxuriants de le Belle Electrique.

Ce show made in USA donne toute sa puissance sur les standards de Mickael Jackson et des Jackson five, de Thriller, Human nature, à Blame it on the boogie !

Les danseurs, trois filles, un garçon, à la gestuelle syncopée, complètent cette partie. Ils restituent avec talent le ballet de la troupe des revenants de Mickael. Stefakoa se joint à eux dans une synchro parfaite.

La trilogie traditionnelle de la fin, ponctue ce show avec Fantasy (Earth, Wind & Fire), Superstition ( Stevie Wonder) et qui rendit les spectateurs Happy ( Pharrell Williams).

 

Stefan Landis, Jean Baptiste Drevet: saxophones altos & sopranos
Laurent Bernard, Thierry Charbit: saxophones ténors
Arnaud Ruffin: saxophone baryton
Christophe Giroud, Dominique Gillet, Olivier Maupas, François Carrel: trompettes
Félicie Gouyer, Laurent Nicole, René-Pierre Jullien-Palletier, Régis Degroisse: trombones
Stéphane Plotto: claviers
Lilian Palomas: basse
Serge Stella: guitare
Alex Iacono: percussions
Luc Baïetto: batterie
Stefakoa: voix
Aurélie Dabre, Hina Rakotomalala, Jérémy Rakotoarisoa: choeurs

Ont collaboré à cette chronique :

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