Les SWINGIRLS  –  Survoltées

Après avoir accompagné pendant tout un trimestre deux classes de l’école Parmentier de St Fons dans l’écriture et la réalisation de leur spectacle Jazz à l’Ecole, les Swingirls sont ce soir devant le public du Théâtre Jean Marais qui a du refuser du monde, pour la version adulte de leur nouveau  projet  Les  Survoltées dont l’album vient tout juste de sortir dans les bacs et sur toutes les plateformes.

 Pour le spectacle car il s’agit bien ici d’un spectacle plus que d’un simple concert, les trois chanteuses Marianne Girard (guitares banjo et chant) Caroline Ruelle (claviers, accordéon et chant) et Violaine Soulier (percussions, violon et chant) s’effacent respectivement derrière leur personnage pin-up de  Jean et son côté rockstar- western swing , Betty-Lou , la star rétro séductrice et Mary la sage diva cachée derrière ses lunettes. Dès le premier morceau qui ouvre l’album et le spectacle A deux c’est bien à trois c’est mieux, le ton est donné  il sera  léger, bondissant et coloré avec pas mal d’espièglerie Les deux jumelles de Cherbourg peuvent ranger leur parapluie  et les demoiselles de Rochefort peuvent s’arrêter de faire cui-cui… On continue avec  les plus traditionnelles vacheries féminines bien envoyées de Monstres et compagnie  ou de Jalouse qui tout en affichant un féminisme bien assumé produisent de réels effets de contentements tant sur le public féminin que masculin…Avec Humour conjugal derrière l’humour  léger se cache aussi le sujet plus grave des violences conjugales  Je prends mes cliques tu gardes tes claques…Dans Noël au Canada on sent l’expérience vécu du séjour hivernal  chez nos amis québécois et acadiens tel un carnet de voyage. Chez les Swingirls, le rock est souvent présent à la fois comme trame musicale, (que) comme source d’inspiration des morceaux que ce soit dans Road trip avec sa référence aux Beach Boys, et surtout dans le titre Rockstar  qui fait du rock… à l’accordéon en le faisant rimer avec Paul Personne, Téléphone ou Eric Clapton tout en s’appuyant sur une vraie mise en scène avec chorégraphie et effets de costumes. L’intérêt ne faiblit pas une seconde  au cours des 90 minutes où le public répond toujours présent y compris pour se lever et danser  quand  il y est invité pour le final.

 En résumé un show bien envoyé qui allie à merveille l’humour, la poésie, l’énergie et le charme  en restant plus que jamais fidèle à la devise des Swingirls  Jazzy !  Girly ! et Funny !

Ont collaboré à cette chronique :

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