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09/02/2020 – Tony Kazima en trio à Montélimar pour Jazz dans la Ville

Tony Kazima à Montélimar : un retour attendu..

La Saint-Valentin à Montélimar, même légèrement en avance, se fête aussi avec des accents jazzy. Comme preuve ? Le dimanche 9 février, pour son jazz-club « à la gloire des amoureux », l’association montilienne « Jazz dans la Ville » avait invité – une nouvelle fois – le « grand », dans tous les sens du terme, Tony Kazima.

Tony Kazima est aujourd’hui l’un des « petits princes » du soul et du gospel. Derrière son piano, il nous offre des merveilles. En vérité, Tony Kazima propose toujours un répertoire très éclectique, qui part des standards des années soixante jusqu’à des compositions personnelles, de celles qui marquent. Dont son fameux morceau, I’m free, que l’on peut entendre dans le film de Nicolas Bedos, « La Belle Epoque ». En plus, Tony Kazima est de ces personnages que l’on n’oublie pas. A son talent se greffe un véritable don pour le show, dont il use et abuse pour le plus grand bonheur de ses divers publics.

Pour lui, c’était un retour à Montélimar après un premier passage lors du Festival 2018 organisé par la même association. Un retour gagnant-gagnant pour des valeurs sûres.

Un petit changement, tout de même, dans la formation qui s’est produite cet après-midi là. Tony Kazima était venu avec deux complices inédits dans la cité montilienne : Xavier Nikçi à la contrebasse, et Josselin Perrier à la batterie.

Xavier Nikçi, originaire d’Albanie, fait « tourner » sa contrebasse comme personne. En slap où il  excelle, ou avec un archet, il offre une prestation sans tâche, par un jeu puissant. Outre sa participation à ce trio, on peut retrouver Xavier dans l’association qu’il mène avec Drew Davies, au  travers du « Drew Davies Rythm Combo ». Il s’exprime aussi dans le sextet  « Swing Up Orchestra », un sextet pur jus lyonnais, et en trio aussi, de swing manouche, avec Favino Lorier

Josselin Perrier, lui, qui n’a pas grand chose à envier aux grands batteurs, est une pièce maîtresse du sextet « Holy Bounce Orchestra » – qui célèbre Benny Goodman et Duke Ellington, entre autres – ainsi que dans un groupe Nouvelle-Orléans, « Stomp Factory », en compagnie de Thomas Leroux. Sans oublier SON ensemble, le « Josselin Perrier Quartet » que l’on pourra retrouver, les 23 et 29 février prochains, à  La Clef de Voûte sur les Pentes de Lyon.

Quant à Tony Kazima… il construit patiemment son image, une image qu’il veut bien à lui, et non pas ressemblant à tel ou tel autre artiste. Forcément, tous les musiciens auront une ou plusieurs références qui pointeront parfois leur petit bout de nez dans les morceaux joués. Cessons toutefois de jouer au petit jeu de devinette pour savoir à qui celui-ci « colle ». Aujourd’hui, Tony EST Kazima, et chaque fois qu’il vient nous enchanter, on en redemande.

Son premier passage, lors du Festival de « Jazz dans la Ville », l’auditorium Michel Petrucciani avait salué le talent de ce génial musicien. Le « rappel » a eu lieu en ce dimanche de « presque Saint-Valentin », et tant pis pour ceux qui ne se seront pas déplacés… Ils auront, de toute façon, l’occasion de réparer cet oubli : le 19 mars, Tony se produira au « 115 » à Montélimar, en solo, cette fois. Mais, avant cela, tous les trois seront à Val Thorens le 11 février. Et puis ensuite, on pourra retrouver Tony le 5 mars à Andrézieux-Bouthéon (piano-bar dans un resto de la chaîne Ninkasi, le lendemain, soit le 6 mars, à Champagne-au-Mont-d’Or, et les 15 et 16 mai, à Luynes.

Précisons ici, enfin, et avec tristesse, que cette année, l’association « Jazz dans la Ville » ne proposera pas son Festival du début d’automne, comme depuis six ans maintenant. L’auditorium Michel Petrucciani, qui accueille depuis toujours cette manifestation, ne leur a pas été promis cette fois – en rapport avec son propre devenir. Coup dur. L’association souhaite se rabattre sur la tenue d’un « Cotton Club » dont nous aurons l’occasion de reparler…

Ont collaboré à cette chronique :

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