(69) RhôneLe Périscope

03/03/2020 – Chasing Penguins au Périscope

La nature est foisonnante, la faune tout autant.

Ce soir les Chasing Penguins nous offrent un versant d’humanité très déconstruit.

A l’image du premier morceau qui part dans tous les sens avant de trouver un chemin (sinueux et escarpé) auquel le public peut se raccrocher.

Ils sont cinq sur scène et privilégient les solos à la façon de haïku ou les duos comme piano/batterie ou sax ténor/ guitare.

Comme la semaine dernière ici même, pas de recherche de swing ou de groove, juste de la création. Mais pas ou peu d’improvisation, il suffit de regarder les nombreuses feuilles de partitions qui couvrent le piano. Ici tout est millimétré mais loin de la mode.

On se promène dans les univers variés et colorés de ces Chasing Penguins sous la baguette du leader et batteur Teun Verbruggen. Les paysages changent au gré des humeurs et des compositeurs. Ici la plume est partagée.

Au milieu du second set une magnifique ballade (écrite par le contrebassiste Nathan Wouters) vient nous cueillir et on en reste « tout chose».

André Fernandes pose quelques riffs et parfois tourne à l’unisson avec le sax de Steven Delannoye. Bram de Looze est en embuscade au piano, toujours à guetter ses partenaires pour placer quelques accords discrets

On se laisse emporter par ces impressions sonores.

Et puis patatras Teun Verbruggen nous annonce. « Merci d’être venu, c’est la fin du concert », sans crier gare. Atterrissage en force.

André Fernandes: guitare ; Teun Verbruggen: batterie, électronique ; Bram de Looze: piano ; Steven Delannoye: saxophone ténor ; Nathan Wouters: basse

Ont collaboré à cette chronique :

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