(69) RhôneMusée des Confluences

08/03/2020 – Rita Marcotulli en quartet au Musée des Confluences

Inutile de préciser que cette grande dame du jazz était attendue par des connaisseurs, en plus, qui en savaient un rayon sur sa carrière, sur ses complices musiciens, tous au top, sur son talent de pianiste et de compositrice. Il était de fait évident que le public allait profiter d’un moment exceptionnel, grâce à un quartet bien rodé et tout à fait au point.

Aussi, dès les premières mesures, chacun a apprécié le toucher ardent de Rita Marcotulli au piano, le batteur Israël Valera tout feu tout flamme, mais tout en nuances, délicatesse, écoute, la contrebassiste Lisa Wulff, passionnée, dont l’instrument répond au souffle de sa passion, et le sax d’Andy Sheppard : là, on touchait à l’extraordinaire, au son total, et quand tous apportent leur envie, leur curiosité, leur talent pour le meilleur, quelle fusion, quel bonheur !

Le public a été comblé à la hauteur de ses attentes. S’est-il souvenu de tous les noms prestigieux qui ont collaboré, à un moment ou à un autre, avec Rita Marcotulli ? Ou a-il imaginé la petite fille qui à cinq ans débutait au piano il y a bien longtemps ? Je pense qu’il s’est simplement laissé aller au plaisir d’écouter et d’applaudir des compositions ouvertes sur le monde, de participer, même, au morceau final, se réservant peut-être de chercher pour la bonne bouche – ou du moins la bonne oreille – les compositions diverses (de musiques de scène ou de films) signées par Rita Marcotulli, dont l’œuvre multiple et singulière mérite bien qu’on s’y attarde.

Ce concert avait donc lieu à l’auditorium du musée des Confluences, un site bien agréable, dans le cadre de la journée internationale du droit des femmes. Et une fois encore, chacun a pu constater que les femmes de jazz n’ont plus rien à prouver, mais tout à donner, à apporter : leur « son » unique, leur sensibilité et leur talent.

Ont collaboré à cette chronique :

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