(69) RhôneLa Clef de Voute

04/06/2020 – « The poll winners tribute » à la Clef de Voûte

La reprise des concerts dans quelques rares lieux, le court moment passé la veille à La Clef de Voûte m’ont fortement incité à revenir dans le club des Pentes pour assister au concert complet de ce trio en hommage au « Poll Winners » groupe mythique de la fin des années 50, début des années 60. On y retrouvait  Barney Kessel à la guitare, Shelly Manne à la batterie et Ray Brown à la contrebasse. Ce soir dans cet ordre nous avons Karim Addadi, Cédric Perrot, qui assure la direction de l’ensemble et Christophe Lincontang.

Le trio va principalement nous proposer de rejouer les titres de l’album « Exploring the scen » (1960 chez Contemporary), qui comporte essentiellement des reprises des tubes de l’époque. C’était le quatrième album d’une série de cinq de ce tiercé gagnant.

Comme dans l’album, le concert de ce soir débute par Little Susie de Ray Briant. Le ton est donné d’emblée. Ce sera très « hard bop » avec la connivence des trois musiciens en bonus.

 

Le second morceau est un tube très populaire qui alterne entre swing et rythmes latins, un standard archi-repris On a Green Dolphin Street, joué ici avec une belle énergie. Lors de son solo à la contrebasse Christophe Lincontang n’hésite pas à quitter la partition et à nous offrir quelques citations.

My one and only love est enchainé avec Misty pour la séquence » ballades »

Comme il s’agit de jouer un répertoire d’emprunt les Poll Winners vont chercher un très joli thème d’Ornette Coleman, The Blessing.

Fin du premier set sur une composition de Barney Kessel, un titre de circonstance Crisis.

Pour l’entame du second set on fait appel au Midnight Blue de Kenny Burrel « un morceau pour guitariste » où Karim Addadi va se régaler et nous avec.

Mean to me poursuit ce set puis Jordu de Duke Jordan un thème archi-connu qui nous offre un bel échange entre la batterie et la contrebasse.

Arrive le moment du partage où l’on accueille des invités à commencer par Vincent Périer qui choisit de jouer They can’t take that away from me immortalisé par Sinatra.

Et puis on poursuit sur un I love you mené à un train d’enfer ce qui ravit le public. Puis un dernier morceau en quartet avec Stars Fell On Alabama une romance immortalisée par Ella et Luis.

Thierry Frascone le guitariste complice de Karim, Christophe et Vincent dans le Gypsy Groove Gan g, rejoint la scène pour Manoir de mes rêves de Django Reinhardt, puis ils finissent le concert en changeant de registre avec Perdido un autre tube de Juan Tizol.

Les musiciens n’ont pas besoin d’une longue période d’échauffement pour retrouver leurs bonnes habitudes : dès le deuxième jour de la « reprise » tout y est comme avant et l’on savoure d’autant plus après une trop longue privation ce plaisir de vibrer avec eux.

Ont collaboré à cette chronique :

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