J’ai eu le plaisir d’être invité à la session organisée par Zaza Desiderio à son domicile où pour la première fois il y jouait en quartet. Ses compagnons du jour font partie de l’élite lyonnaise : Benoît Convert à la guitare, Romain Cuoq au sax ténor (même si ce dernier s’est expatrié désormais à Paris, mais qui sait… nous ne l’avons peut être pas perdu) et enfin Christophe Lincontang à la contrebasse. Une belle équipe de potes. Zaza avait bien fait les choses et chacun avait reçu à l’avance les sept partitions ou grilles à jouer aujourd’hui.

Le live streaming est prévu pour 19h30. En vrais pros tous se retrouvent dès 16h00 pour la répétition et les balances comme dans un vrai concert. Et je vous assure que ça bosse !

18h45 :  A la pause on boit un coup, ça cause des copains, évidemment on s’échange les infos sur les « vidéos de la mort qui tuent » de telle ou telle star du jazz. Et puis arrive l’heure du début du « Live Stream ». Zaza est attentif et indique qu’ « il ne faut pas faire patienter notre public » … comme en vrai quoi !

19h30 : Hélène qui avait déjà fait tous les réglages de l’iPhone appuie sur le bouton « Vidéo en direct » … et c’est parti en live.

Le concert démarre soft sur un standard archi-connu Skylark, les chorus s’affichent assez vite , le sax, la guitare. Le son de Benoît est un peu étrange, c’est son choix, mais quelle finesse ! Les musiciens se regardent, ils sont ensemble. C’est palpable.

Zaza place ensuite une de ses nouvelles compositions Five Cool Steps.

On découvre ensuite New waltz une superbe composition d’Anthony Jambon, guitariste, le compère de Romain.

Retour aux standards avec You’re my everything un “swing medium” comme nous le présente Zaza. Un prétexte à un magnifique chorus de Benoît Convert.

Unrequited de Brad Mehldau est entamé par un solo de guitare très inspiré qui donnera le ton au reste de l’interprétation de ce morceau bien dense.

Nouveau standard, pas prévu au départ .. mais ils avaient envie de le faire avec I’ll be seing you encore une fois introduit par une improvisation de Benoît.

Étonnant cette capacité d’adaptation des musiciens. Zaza décide d’enquiller sans transition par un solo de batterie pour lancer March of the sad ones une composition très attachante de Gilad Hekselman.

Le concert bien fourni se termine avec un morceau de bravoure pour le saxophoniste, le Promethean de Tony Williams.

Personnellement j’ai été très touché de pouvoir participer en tant que public à cette session. Surtout après plusieurs mois de sevrage de concerts en live. Bien sûr ces quatre musiciens je les connais bien. Mais le fait d’être invité dans un cadre « familial » apporte une dimension supplémentaire, un surplus d’âme à une prestation spontanée et de haut vol, ce que la vidéo du concert transmet bien.

La session est visible ici : https://www.facebook.com/zazadesiderio1/videos/10220295203081861

Ont collaboré à cette chronique :

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