(69) RhôneNovotel Lyon-Confluence

09/07/2020 – « Swing Avalanche » au Gourmet Bar

Swing avalanche ou le swing en famille

En effet, ce n’est pas très courant : cette famille de musiciens est réunie ce soir sur la scène du Gourmet Bar (Novotel Lyon Confluence) qui inaugure son premier concert post-confinement. Toute l’équipe de l’hôtel est visiblement très heureuse de renouer avec la musique en live à commencer par son directeur. Et d’ailleurs toutes les tables ont été réservées à l’avance.

La famille donc : Kristin Marion à la voix et à la gouaille, Marion Ruault sa fille à la contrebasse ; Philippe Martel au piano et Vincent Martel son fils à la batterie (sans oublier Nat le petit dernier de la bande).

Les clients sont presque tous des habitués voire des amis et Kristin et Philippe ne manquent pas de faire des mondanités amicales avec chacun avant le concert. Le monde du jazz est tout petit !

Le set débute sur un thème de Fats Domino I’m walkin’. Kristin Marion chauffe la salle. Un ou deux couplets puis elle laisse la place au trio qui groove grave. On nous avait promis du swing pur sucre, rien à redire.

Quand on cause de swing, il y a des passages obligatoires comme Count Basie et Ella Fitzgerald, et cette version de Shiny Stockings. Kristin chante, scatte, et nous improvise un solo de trombone à la bouche. Une amie de la chanteuse, présente ce soir, a même concocté un couplet en français. Nous y avons droit. On reste avec Count Basie mais on change de voix avec Swing brother swing un titre de Billie Holiday avec à la clé un joli scat. De son côté, Philippe Martel, bride sur le cou, ne peut s’empêcher de glisser quelques mesures de stride, ce qui fait sourire le batteur qui va se lâcher juste après. De son côté, Marion prend quelques chorus bien dosés sur sa grand-mère. Le trio est en pleine confiance, ça envoie du lourd sans déborder et les bananes apparaissent sur les visages du public conquis.

Qui a dit que le Français ne swinguait pas ? Une reprise d’Henri Salvador Count Basie (Lil’ Darlin’) nous montre le contraire, même si l’orchestre le joue sur un tempo volontairement lent (Juste histoire d’embêter Kristin !).

Le set s’achève avec deux hits , tout d’abord Sweet Georgia Brown et puis Mack the knife, et ça ne manque pas : plusieurs couples se forment et dansent.

Soirée swing réussie. Mais je dois filer sur un autre concert.

Ont collaboré à cette chronique :

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