(69) RhôneLa Clef de Voute

23/07/2020 – Maxime Prébet en trio à La Clef de Voûte

Soirée habillée ce soir à La Clef de Voûte, le maître de la scène étant Maxime Prébet, digne élève de Cédric Perrot et donc toujours tiré à quatre épingles.

Ce soir il a choisi d’officier au vibraphone comme il aurait pu le faire à la batterie ou aux saxophones ou que sais-je encore.

Il a choisi comme partenaires … que du bon : Patrick Maradan à la contrebasse et Marc Michel à la batterie… ça devrait le faire.

On aborde assez vite un répertoire « classique » avec Whisper not du cher Benny Golson, et Maxime de rappeler que cet immense musicien est passé sur cette même scène il y a quelques années (en 2013, voir ici).

Terry Gibbs, un pionnier du vibraphone toujours de ce monde avec ses plus de neuf décennies, a sorti l’année passée un album « 92 years young : jammin’ at the Gibbs’house » dont nous entendons une des compositions. Respect !

Le confinement a eu du bon (si, si !) ; les musiciens ont pu avoir du « loisir » pour composer comme ce Thru the grapevine de Maxime.

Suivront quelques standards comme There will never be another you ou encore Memories de Paquito de Rivera qui mixe ici bop et influences latines.

 

Le second set reprend dans la même veine avec une reprise du trompettiste Lee Morgan Yes I can, no you can’t. On reste donc dans le bop cher à Maxime Prébet.

Au passage on note le plaisir de Marc Michel d’intervenir dans cette formation. Il nous le confirme à la pause. « Jouer du bop ça fait du bien ».

Maxime Prébet nous avoue être un fan du vibraphoniste Milt Jackson, de sa technique à deux baguettes, et ce soir il reprend un titre J.C. créé en l’honneur de son compère contrebassiste John Clayton où Patrick Maradan est évidemment en vedette (et c’est mérité). Résultat.. gros groove !

Pour Moon River, Maxime a choisi l’arrangement de Wayne Shorter version Art Blakey et ses Jazz Messengers qui laisse un champ très ouvert à la batterie de Marc Michel qui ne se prive pas d’en profiter.

Après ce morceau de bravoure, Maxime calme le jeu avec une de ses compositions pascales (allez savoir pourquoi) une ballade bienvenue Chocolate delight.

Après cette douceur, le set se poursuit avec un Dona Lee forcément très enlevé.

Pour Lazy day de Bob Mintzer, Maxime prend les quatre baguettes, un thème « bluesy » et « Gospel ».

C’est toujours surprenant de voir comment un jeune musicien de la trempe de Maxime Prébet s’approprie ce répertoire « classique » et y met ses tripes.

Le concert s’achève sur une reprise de Is’nt she lovely ? un des nombreux tubes de Stevie Wonder. Honnêtement, on ne s’attendait pas à le trouver ici et … c’est superbe.

 

Pour le rappel, le jeune saxophoniste Maxime Thomy est venu joindre son talent à la reprise d’Oleo de Sonny Rollins.

 

Modification du 5 août : Merci à Fabio Galicia , amateur de jazz et photographe d’Espagne pour le partage de ses photos.

Ont collaboré à cette chronique :

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