(73) SavoieBatÔjazz

21/08/2020 – Trio Barolo Quartet à BatÔjazz

C’est une formation Barolo très modifiée qui se présentait à nous ce soir. Le trio Barolo avait été reçu par BatÔjazz en 2016 lors d’un concert sur le canal de Savières et le lac du Bourget. Du trio d’origine, seul Philippe Euvrard le contrebassiste et leader est là. Le « petit dernier » qui a transformé le trio en quartet, Anthony Gatta est aux percussions. Les deux autres titulaires étant non pas remplacés – Philippe Euvrard n’aime pas le terme- mais temporairement « substitués ». La nuance a son importance sémantique. A l’accordéon nous allons donc découvrir Charles Kieny, jeune prodige fraîchement diplômé du « Sup » de Paris (CNSMD) et Daniel Zimmermann, tromboniste qu’on ne présente plus, virtuose et facétieux.

Le set débute, Philippe Euvrard nous indique que l’argument n’a pas changé et que nous allons voyager autour d’une Méditerranée imaginaire qui lui est chère et qui unit nombre de peuples de plusieurs continents. Le ballet des airs est le premier thème joué et l’un des plus anciens de la formation.

On apprend qu’il n’y a pas une mais deux Méditerranée(s). En effet, d’après Philippe, le Brésil présente de nombreuses similarités avec Mare Nostrum et ça sera la reprise de Beija Flor entamée au trombone solo puis jouée par les quatre musiciens.

On passe par l’Espagne et un titre en ladino. On retrouve bien la musique de Barolo, mais avec tant de « substitués » le son change forcément. Charles qui a découvert les partitions il y a quelques jours fait tout à fait le job mais décolle peu de son pupitre, sauf à de rares occasions, notamment une valse enjouée ou sur l’introduction de Mike P., hommage à Michel Petrucciani. Qui pourrait le blâmer ? Daniel qui a déjà joué plusieurs fois avec Barolo n’hésite pas lui à se lancer dans des chorus ou à introduire des morceaux.

Anthony Gatta ayant récemment rejoint le trio devenu quartet (cela fait bien quand même trois ou quatre ans) on mesure bien tout l’apport que ses percussions amènent à l’univers de Barolo et  c’en est même une évidence.

Le concert s’achève sur le superbe Casa Nostra titre du second album de Barolo et inspiré d’une résidence à Casablanca.

Pour le rappel, nous aurons bien sûr droit au traditionnel thème Maghreb avec en bonus Ana Carla Maza.  Le trio/quartet est devenu quelques instants quintet et c’était superbe !

Ont collaboré à cette chronique :

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