(69) RhôneJazz à Cours & à Jardins

06/09/2020 – Carte blanche à Attilio Terlizzi à Jazz à Cours et à Jardins

Pour sa seconde journée le festival Jazz à Cours & à Jardins nous reçoit dans un endroit caché, comme il y en a tant à Lyon. Il s’agit du Cercle bouliste du Point du Jour (Lyon 5ème). Attention ici on pratique la boule lyonnaise, pas la vulgaire pétanque. Non Mais !

Plusieurs terrains de boules dont quatre couverts, de l’espace, de la verdure, une buvette. Un coin de paradis quoi !

Attilio Terlizzi, fidèle lieutenant à la batterie de François Dumont d’Ayot mène par ailleurs une carrière de musicien des plus riches, en tant qu’enseignant et surtout comme multi-instrumentiste. Il est donc logique que le festival Jazz à Cours & à Jardins lui ait confié une carte blanche.

On s’attendait à un solo… que nenni, de nombreux instruments occupent le plateau et ils concernent plus que quatre membres.

Attilio Terlizzi  débute son set seul au djembé et avec un mivro pour la voix. Tt tel un joueur de tablas se lance dans une mélopée d’annonce des notes frappées. Cela se transforme en une sorte de chant tribal. On apprendra plus tard qu’il s’agit d’une composition d’un percussionniste serbe. En tous cas cela interloque le public qui ne s’attendait pas à une telle entrée en matière.

Changement de poste, direction le vibraphone et de drôles de percussions sur la gauche de l’instrument. Ce sont des gongs d’opéra chinois qui participeront  à une improvisation joliment construite entre vibraphone traité d’une manière parfois peu académique et lesdits gongs.

C’est sa carte blanche alors il invite des potes à commencer par le « bidouilleur » Fred Balsarin. Je ne vois pas d’autre terme pour désigner sa prestation, il officie sur des boites à boutons, des claviers pas tempérés du tout, consulte des écrans … et en sort des sons superbes.

Attilio s’installe à la batterie et laisse Fred créer des espaces sonores électroniques.

Osmose entre les deux musiciens. Ils jouent « bugne à bugne », dès que l’un est prêt il envoie un signe et les deux mutent ensemble. On assiste à un très beau dialogue de musique peu conventionnelle.

Arrive François Dumont d’Ayot avec sa flûte puis son soprano, ça part en free, très rock. 
… et le set s’achève trop vite … le timing est à la bourre.

Ont collaboré à cette chronique :

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