(69) RhôneJazz à Cours & à Jardins

06/09/2020 – Michel Edelin Trio à Jazz à Cours et à Jardins

Pour terminer cette après-midi nous attendons Michel Edelin, flûtiste de jazz de légende. Son trio devient en fait un quartet car François Dumont d’Ayot est invité dès le début.

A côté des soufflants on remarque la présence rare du batteur John Betsch, une référence internationale que nous avons déjà croisée à quelques reprises à Lyon. Plus étonnamment la contrebasse est tenue par Leïla Soldevila que nous connaissons depuis de longues années par ses apparitions au Hot Club ou à Buis les Baronnies. Il s’agit en fait se son premier concert aux côtés de ses deux aînés prestigieux.

Le répertoire proposé est essentiellement celui de Michel Edelin.

Cela commence par 2 3 4 5, Michel Edelin nous en expliquera la substance. Qu’importe c’est « classieux ».

On poursuit avec Goût bulgare, un thème très calme où Leïla Soldevila prend un beau solo. Les deux soufflants rivalisent aux flûtes.

Puis une composition de FdA, Anthenenesong, issue de son troisième album avec encore une belle prestation de la section rythmique qui emballe le tout avec élégance, à cela viennent les deux flûtes à l’unisson. Splendide.

FdA nous rappelle que John Betsch a accompagné les plus grands dont son idole Steve Lacy, quand il prend son soprano on ne peut s’empêcher d’y penser.

En tous cas on note la qualité de prestation générale de Monsieur Betsch. Tout en subtilité et nuance. Quand les frappes sont marquées cela a du sens, mais le plus souvent sa batterie est un tableau joué par des pinceaux. A ses côtés la frêle contrebassiste abat un boulot formidable. Des walking bass variées, des improvisations délurées. Un régal.

Arrive un morceau sus forme d’anecdote, Prevert is now inspiré d’une photo de Doisneau ou la tête de Prevert cache une lettre de l’enseigne du magasin Merode (voir ici). Humour et jazz font bon ménage.

 

Et c’est déjà l’heure de nous quitter.

Le jazz en vrai ça a du bon.

Ont collaboré à cette chronique :

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