Pour la sortie de son nouvel album, Marthe, a choisi La Bobine, dont c’était la reprise et ce malgré les contraintes liées aux consignes actuelles.

Le concert débute par un rappel des consignes de distanciation et des mesures de protection individuelle, façon avion.

Marthe nous gratifie, dès le début d’un univers sonore  et visuel, par le choix de jouer derrière un voile, pas vraiment occultant pas vraiment transparent.

Chaque morceau nous invite donc à un voyage où les sonorités se mêlent aux images (dessins), apportant une dimension nouvelle mais impliquant un sacrifice, on ne voit que trop peu les musiciens sur scène.

Ce manque d’éclairage entraîne une frustration  car les images diffusées sont souvent à l’inverse de l’intensité rythmique du concert  et du coup cela nous laisse sur notre faim.

Chacun des musiciens se donnant corps et âme dans la musique, on sent une implication totale et une dévotion dans la musique, dans leur musique.

Marthe nous a fait du Marthe par les qualités propres à chacun des musiciens, avec un concept sympa mais qui mériterait d’être emmené plus loin pour mettre encore plus en valeur leur musique.

Ce concert est le reflet de l’album, avec les images en plus et une intensité sonore différente du fait que le volume était plus proche hier d’un concert de rock que d’un concert de de jazz ou de world music.

La soirée se poursuit en laissant la place à un autre groupe Les Beaux Tailleurs, faisant parti du même collectif, L’Oreille en Friche, avec une musique folk, pop rock.

Florent Briqué: trompette ; Alexis Moutzouris: sax, clarinette ; Lucas Territo: basse, guitare ; Damien Bernard: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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