(69) RhôneHot Club

17/09/2020 – Felipe Silva Mena invite Jean-Salim Charvet au Hot Club

C’était une rentrée un peu spéciale au Hot Club. David est au bar mais pas de client devant. La consigne est stricte : pas plus de deux personnes dans cette zone. Une jauge très dégradée à un peu plus d’une trentaine de personnes soit le tiers de ce qu’accueille la salle à l’accoutumée. Un sens de circulation imposé et pour qui connait les lieux on ne peut que se douter du sens illusoire de la chose. Tout le monde est masqué (sauf les musiciens sur scène). On retrouve de nombreuses têtes connues même si parfois on a du mal à les reconnaître avec leur accessoire prophylactique.

Une petite partie de la famille du jazz lyonnais passe faire un tour au club ou reste. Les sourires se voient derrière les masques.

L’infatigable Gérard Vidon est à la manoeuvre pour présenter la soirée avec sa gouaille coutumière qui participe de l’identité du lieu.

Ce soir nous retrouvons des jeunes musiciens de la scène lyonnaise regroupés autour du guitariste Felipe Silva Mena également parfois à la mandoline. Adrien Bernet à la batterie et Michel Molines à la contrebasse. L’invité est le jeune saxophoniste alto Jean-Salim Charvet qui est resté à Lyon vu que son école, la prestigieuse Berklee College of Music de Boston, est en mode « Remote » (à distance). A ce sujet il évoque son prof, George Garzone qui sait qu’il joue ici ce soir et qui a gardé un excellent souvenir de son passage au Hot Club de Lyon il y a quand même plus d’une trentaine d’années.

Le quartet joue essentiellement des compositions des uns et des autres, un jazz contemporain, frais, du genre de celui qui sied bien au lieu.

Nous avons droit à des « passes d’arme » entre le guitariste et le saxophoniste. Les deux sont en forme. Jean-Louis Almosnino dans la salle assure le SAV et s’avoue très fier de son élève à la guitare. Il peut. De son côté le contrebassiste a droit à quelques espaces de liberté, il en profite. De même côté batterie.

Dans le public de nombreuses personnes découvrent le club et apprécient la proximité (même si la distanciation physique est respectée) avec les musiciens. Une femme me dira « c’est formidable ici on a l’impression qu’ils jouent dans mon salon ! ». Mais revenez madame, vous êtes chez vous.

Bon, la saison du Hot Club est lancée. On ne verra pas beaucoup de « vedettes » étrangères, heureusement le vivier de musiciens rhônalpins est riche. Nous n’allons pas nous ennuyer.

Ont collaboré à cette chronique :

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