(69) Rhône

26/09/2020 – Sparkling Voices à Caluire

Où l’on découvre une autre possession du Diocèse de Lyon qui propose un concert de jazz. La Chapelle de l’Oratoire est située dans un grand parc sur la commune de Caluire et dépend d’un organisme de formation de maîtres pour des « écoles privées sous contrat ». Un lieu chargé d’histoire qui s’ouvre à la culture. En ces temps d’enfermement c’est plaisant. Le concert est organisé par l’association « Face à face musical » qui doit refuser du monde.

Le concert commence étonnamment derrière le rideau de la sacristie où le quintet entame sur un mode polyphonique une variation autour de Song for my father d’Horace Silver. Les trois chanteuses (masquées), les sœurs Duvillard, et les deux chanteurs Benoît Dussauge et François Bessac entrent à leur tour dans le chœur et continuent leur version du tube de Silver en se le réappropriant à la sauce Sparkling Voices. Les hommes font les basses, les femmes à l’unisson ou en contrechant. Très technique et magnifiquement maîtrisé.

On passe ensuite à une chanson de Chico Buarque Atras da porta qui subit un traitement similaire.

Sur Cry me a river on s’éloigne moins du standard tel qu’on le connaît généralement.

On poursuit dans une veine jazz avec There will never be another you qui swingue grave et pourtant il n’y a que des voix. C’est un hommage à The Real Group, groupe vocal suédois de référence.

Avec Caroline no, le groupe reprend un morceau des Beach boys. Et là c’est à François Bessac d’être à la manœuvre.

Ce dernier nous indique qu’il ont inscrit Il y avait une ville de Nougaro en pensant à Alep il y a déjà trois ans et que malheureusement la ville est désormais tombée.

Les sources d’inspiration du groupe sont variées car ils sont allés chercher un titre de Mike Oldfield (on se souvient tous de Tubular bells) Incantation, un arrangement collectif superbe, un placement des voix qui donne des frissons.

La valse éphémère est une composition créée en pensant aux créations de Leila Martial.

On revient sur du « classique » avec un blues de Charlie Parker Billie’s bounce entamé sur un tempo très vif puis ralenti pour permettre au public de chanter avec le groupe.

On rebondit ensuite sur une reprise très « sparklinisée »  de Laetitia de Gainsbourg.

Après un chant de noël en norvégien (si si!) retour à un standard I thought about you.

Fin du concert sur une reprise de Antonio Carlos Jobim O morro não tem Bez.

Comme c’est bientôt Noël (bonne occasion de placer les CD à vendre) le rappel se fait sur Let it snow.

Public ravi qui applaudit à tout rompre alors nous avons droit à un second rappel avec Woman de John Lennon, magnifique à nouveau.

Ce n’était pas la première fois que nous voyions ce groupe mais c’est toujours avec ravissement tant le travail vocal est précis et les arrangement bien modernes.

Emmanuelle Duvillard, Véronique Duvillard, Elisabeth Duvillard, Benoît Dussauge, François Bessac: voix

Ont collaboré à cette chronique :

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