(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

06/10/2020 -Alexis Tcholakian Trio à Bernin pour le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

C’était le sixième concert du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui malgré la Covid poursuit son bonhomme de chemin. En introduction, le président du Jazz Club, Salvatore Origlio a chaleureusement remercié la localité de Bernin et ses élus pour avoir soutenu ce concert et autorisé sa programmation. 

C’est en formule trio qu’Alexis Tcholakian pianiste a fait ce concert. C’est sur un des pianos électriques Fender Rhodes des années 70, spécialement customisé par Alfio Origlio  qu’il va jouer ce soir. Il était accompagné par Lilian Bencini à la contrebasse et Cédrick Bec à la batterie.

A la sonorisation nous avions  Jean-Paul Pellegrinelli assisté de Claude Belmudes  qui s’est aussi chargé des lumières.

Le batteur Cédrick Bec a entamé seul le concert, et tout de suite on sent une belle technique parfaitement maîtrisé. Entre ensuite  le contrebassiste Lilian Bencini et lui aussi se lance dans un solo. La contrebasse chante, toujours avec une technique parfaite, puis c’est au tour  d’Alexis Tcholakian d’apparaître et de lancer le thème, ça swingue, ça balance, la contrebasse emmène le tout, improvisation d’Alexis Tcholokian sur le Fender Rhodes. Le phrasé est riche et mélodique, c’était un morceau du pianiste italien Enrico Pieranunzi  Night Bird.

Le prochain morceau est une composition d’Alexis Tcholakian, Trajectoire, un très beau thème comme cela a été le cas pour tous les morceaux de ce concert. Un choix qui collait parfaitement avec cette formation et la présence du Fender Rhodes au lieu d’un piano acoustique.

Les accompagnements contrebasse-batterie collent parfaitement aux thèmes avec une réelle complicité entre ces musiciens.  Que ce soit sur un tempo swing, sur du latin ou du trois temps, l’énergie et le rythme sont présents, les doigts du pianiste, qui vit sa musique courent sur le clavier, les phrasés très mélodiques et les motifs rythmiques se succèdent, la contrebasse de Lilian Bencini entre dans la danse, des solos avec de belles phrases où on sent défiler la grille et la mélodie. A la batterie Cédrick Bec a un jeu qui colle à la musique, tout en finesse et précision et où l’énergie et l’originalité sont malgré tout toujours présentes même avec les balais.  Les morceaux se sont enchaînés avec Brazilian Like de Michel Pétrucciani,  Waiting Room d’Alexis Tcholakian, Voyage de Kenny Baron avec un superbe solo de Cédrick Bec à la batterie et de Lilian Bencini à la contrebasse , Coralie D’Enrico Pieranunzi une ballade à trois temps dont la mélodie toute en émotion collait parfaitement avec le son du Fender Rhodes, Rachid de Michel Petrucciani, E & Y une des composition d’Alexis Tcholakian, jolie mélodie sur un rythme latin, très belle prestation de Cédrick Bec aux balais, un morceau du pianiste Fred Hersch, une très belle mélodie très en phase avec les morceaux précédents, et enfin un rappel sur un morceau du pianiste Steve Khun, Chicken Feathers.

Nous avons assisté à un très bon concert du trio soit 1h30 de plaisir partagé avec le public présent ce soir dans la salle des fêtes de Bernin.

Ont collaboré à cette chronique :

X