(69) RhôneNovotel Lyon-Confluence

07/10/2020 – Rani Géroult Quartet au Gourmet Bar

Ce soir au Gourmet Bar du Novotel Lyon Confluence nous allons découvrir le « coup de cœur » de Kristion Marion qui assure la programmation de ces soirées mensuelles. Ils sont très rares alors profitons-en. Il s’agit de la chanteuse d’origine indienne Rani Géroult.

La gracieuse jeune femme, en robe de soirée éclatante arrive sur scène avec ces mots « Ce soir nous allons faire pencher le monde du côté de la beauté, c’est ça le jazz ». De bon augure.

Pour lancer le concert, Rani a choisi Shulie a Bop dans un style des plus classiques et en profite pour broder une présentation des musiciens. Willie Walsh à la batterie, Philippe Martel aux claviers, et Malcolm Potter à la contrebasse, sapé comme un milord.

Sur Come rain or come shine on bascule sur un mode ballade langoureuse et la chanteuse nous montre qu’elle connait tous les codes de ses aînées.

Suit une surprenante interprétation de Honeysuckle rose quasi hip-hop et là, je vous jure que les larmes me sont montées aux yeux. Je venais de comprendre que j’allais passer une soirée mémorable. (voir ici une vidéo filmée avec un smartphone pour vous faire une idée)

Rani Géroult maîtrise de nombreux styles ou genres et fait la fusion. Sarah, Ella ou Billie transposées au vingt-et-unième siècle ça ne lui fait pas peur.

Devil may care nous ramène dans un genre classique parfaitement cadré.

Direction le Brésil avec Chega de Saudade (petit bémol ici, il faut être Brésilien pour chanter ce style).

Le premier set s’achève sur une version très étrange de God bless the child, Rani Géroult y met sa patte. Elle crée des dialogues avec le batteur puis le contrebassiste.

Après le premier service en salle, retour à la musique live avec une délicieuse version de Moody’s mood, puis une reprise très enjouée de I can give you anything but love, très appréciée.

How high the moon continue de nous régaler.

Pour le troisième set on commence avec un sensuel et tango My heart belongs to Dady. Morceau de bravoure qui nous permet d’explorer les nombreux registres et la puissance vocale de Rani Géroult qui part en lyrique puis scatte la seconde suivante. Autant dire que le public ovationne.

Sur Pennies from heaven elle provoque le batteur qui se marre et s’amuse avec.

Sentimental mood est joué sur un tempo très lent, contrebasse bien présente. Un régal.

Pour finir le concert rien de tel qu’un blues, une reprise d’Aretha Franklin, Dr Feelgood. Changement de style, et là encore Rani Géroult nous donne une leçon. Un caméléon. Une voix puissante et bien placée. On y est ! La salle applaudit à tout rompre en pleine chanson. Les poils ! La salle chante.

Pour le rappel Rani convie Kristin Marion pour un duel de scat. Ça décoiffe !

Pour le second rappel nous aurons droit à une surprise de taille avec une reprise très originale et rare d’une chanson de 1933 de Mireille et Jean Nohain (les plus de cinquante ans voire soixante comprendront) Ce petit chemin.

Le public exige et obtient un troisième rappel qui se fera avec Mean to me. 

Une chanteuse à revoir ….. vite !

 

Ont collaboré à cette chronique :

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