(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

10/10/2020 -Rita Payès Quartet à l’Oriel pour le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Par un temps à pas mettre un castor dehors et où on préférerait commencer à hiberner, la seizième édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz festival, nous offre dans la magnifique salle de l’oriel, un peu de soleil et de chaleur en nous conviant en Amérique Latine et plus particulièrement au Brésil.

Après un discours du président du jazz club de Grenoble Salvatore Origlio, rappelant les conditions et les difficultés que rencontre le monde du spectacle avec les contraintes sanitaires liées au virus, les artistes entrent en scène.

La disposition des musiciens sur scène donne de l’air, tout le monde est mis en valeur, pas de batteur caché derrière le soliste, pas de bassiste au fond de la scène, ici tout le monde est sur un pied d’égalité.

Le concert commence sur une reprise du morceau Imagina de Chico Buarque, On se retrouve transporté loin, très loin au soleil, pas loin d’une plage en train de siroter un cocktail.

Les instruments sont présents sans être envahissants la basse (Horacio Fumero) maîtrise les rythmes latins en les magnifiant par sa légèreté de jeu, le batteur (Juan Berbin) est très aérien tout en maintenant un tempo impeccable.

La guitare (Elisabeth Roma) se fait tantôt discrète, accompagnant  la chanteuse tromboniste (Rita Payès), tantôt plus soliste avec une aisance remarquable.

Rita Payès  n’interprète pas ses textes mais plutôt les vit par ses intonations de voix, qui utilise son trombone comme un prolongement de celle-ci , le mixant habilement en l’intégrant dans les morceaux sans trop en rajouter.

Pendant une petite heure on est au brésil, avec un mélange  de compositions et de reprises de Buarque, Jobim ou Veloso.

Après trois reprises la salle se vide j’ouvre mon parapluie et repart avec un bout de soleil dans la tête.

Ont collaboré à cette chronique :

X