(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

14/10/2020 – CAPS Lp Me 4tet et Alix Logiaco Trio au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Double soirée, double plaisir.

Pour cette soirée dans l’auditorium de la Maison de la musique  de Meylan, sous couvert de la seizième édition du Grenoble Alpes métropole Jazz festival nous avons eu droit à une double soirée dans des styles bien différents et pourtant tellement complémentaires.

La soirée débute par l’intervention de CAPS Lp Me 4tet, formé par les professeurs du CRC, qui jouent à domicile et  qui nous gratifient d’interprétations de morceaux basés sur le répertoire des frères Adderley (Canonball et Nat) magnifiquement réarrangés par Pascal Andréis.

L’absence de cuivre ne se fait pas ressentir, dans ce répertoire limpide et vivant, où les quatre musiciens font montre d’une cohésion d’ensemble toute dévouée au public.

La basse de Philippe Soriano se fait très mélodique,  le  drive de batterie quasi-métronomique et hypnotique de Laurent Chofflet, l’accompagnement rythmique et harmonique assumée par la guitare d’Eric Maîorino ou le piano de Pascal mettent en avant le métier de ces quatre professeurs. Chacun d’eux fait preuve de maîtrise mais aussi de retenue dans son jeu, « on fait ce qu’il faut sans trop en rajouter », avec pour seul objectif la mise en avant des compositions originelles. L’utilisation de séquences reprenant des phrasés et des paroles des auteurs, renforcera cette impression d’être dans le spectacle et d’y participer. Le public ravi applaudira régulièrement durant ce set, gratifiant les interventions de chacun de félicitations grandement méritées.

La deuxième partie de soirée avec le Alix Logiaco Trio débute ensuite après un rapide changement de plateau et un courte pause. On change de répertoire, avec des inspirations musicales librement adaptées de grands auteurs de jazz, mais aussi de musique contemporaine, teintée de rythmes afro-américains.

D’emblée ce qui frappe c’est l’ampleur du son et la volumétrie prise par la musique (à se demander s’ils ne sont que trois sur scène).

Le piano d’Alex Logiaco, se fait discret ou très présent, intimiste ou subtil sur des compositions de l’artiste, sans pour autant devenir envahissant, et là aussi toujours au service de la musique.

La basse de Carel Cleril, énorme, avec des élans mélodiques, dans des tonalités très latines, la batterie d’Emilian Ducret, plus discrète mais aucunement effacée, renforce largement cette dévotion à la musique.

Le pianiste parvient intelligemment à nous faire douter du leadership de ce trio, laissant une large place aux musiciens qui l’accompagnent, les mettant en valeur dans ses compositions, renforçant le sentiment de cohésion donné par l’ampleur sonore de ce trio.

La soirée, plombée par les annonces gouvernementales se terminera sous des applaudissements plus que mérités, de la part d’un public conquis par la qualité de ces prestations.

Ont collaboré à cette chronique :

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