(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

15/10/2020 – Élèves du CRR au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

D’ordinaire le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival (GAMJF pour les intimes) accueille les élèves du CRR de Grenoble pour des concerts à l’heure du déjeuner. Cette année, Salvatore Origlio et son équipe innovent et leur offrent la salle Edmond Vigne le temps d’une soirée pour pouvoir s’exprimer. Les élèves disposent des moyens techniques du festival, d’un vrai public. Le rêve quoi! D’autant plus que la municipalité de Fontaine n’a pas interdit ce concert. Cela fait seize ans que la municipalité soutient ce festival.

Karim Maurice, responsable des classes Jazz et musiques improvisés au CRR remercie le festival au nom des professeurs et des musiciens pour la confiance accordée et finit sa courte allocution par un « on va vous mettre le couvre-feu ! » ; fallait oser !

 

Groupe 1 piloté par Philippe Soriano :

Minor blues de Kurt Rosenwickel. La contrebasse de Clément est super solide et drive le morceau. Nous entendons un premier chorus de trompette.

Tell me a bedtime story, ce thème bien connu d’Herbie Hancock est joué avec une gaieté palpable. Matthieu a la batterie et Léo au sax alto.

Work song, le standard archi-connu de Cannonball Adderley est interprété comme il se doit, ça swingue bien. Clément a la contrebasse et Adrian a la trompette sortent du lot.

Suit Train de Chris Potter.

Nardis nous est présenté avec arrangement « maison » quasi funky qui sonne très bien et excite l’oreille.

Mathieu Fanou: batterie ; Clément Delpierre: contrebasse ; Antoine Largeron: guitare ; Romain Amardeil: piano ; Léo Laville: saxophone alto ; Adrian Sage: trompette

 

Groupe 2 piloté par Lionel Moreau-Flachat :

Changement rapide de plateau et entrée en scène du groupe piloté par Lionel Moreau-Flachat qui attaque avec un tonique Jack’s back de Maceo Parker. Deux saxophonistes alto (Maël et Hugo) tout heureux d’être la et ça se voit, une batterie (Julien) et une basse bien groovy.

On passe à un autre saxophoniste , Kenny Garrett et son Happy People.

Mas que nada est une chanson brésilienne écrite en 1963 par Jorge Ben Jor et qui a été immortalisée trois ans plus tard par Sergio Mendes. Tout le monde connaît cet air. Encore un morceau très enlevé qui file la banane. Un joli chorus de Pierre-Yves, tout sourire, à la contrebasse.

Avec Gibraltar de Freddie Hubbard on aborde un autre pan de l’histoire du jazz. Nos deux soufflants sont toujours aussi soudés.

Fin du mini set avec un Détroit de Marcus Miller avec Pierre-Yves qui a repris la basse et slappe comme il se doit.

Julien Pousset: batterie ; Pierre-Yves Girard-Soppet: basse ; Ayan Thomas: piano ; Maël  Graff, Hugo Jolas: saxophones alto

 

Groupe 3 piloté par Karim Maurice :

Changement d’ambiance avec le troisième groupe qui présente une chanteuse et un chanteur. On va osciller entre R&B, funk et rock.

Cela commence disco-funk avec Reach your peak de Sister Sledge, un style que l’on reconnait immédiatement.

On poursuit avec Diamond in the back de Curtis Mayfield. Bof, bof!

Puis deux morceaux de Jamiroquai dont Too young to die, où Antoine le chanteur est en avant.

Pour interpréter Point IZ de Mark Lettieri le groupe devient quartet acoustique piano basse batterie et guitare (Romain, clavier du premier groupe)

Pour finir ils reprennent un morceau de Jeff Buckley « Grace « qui envoie du pâté avec deux nouveaux guitaristes et un batteur décidément très bon sur tout le set.

Fin de la partie avec un All night long (peu compatible avec le couvre-feu à venir) de Lionel Richie et qui réunit un effectif conséquent : trois soufflants , deux guitares, le trio de base et les deux chanteurs.

Miléna Moutafian, Antoine Angelloz: voix ; Ilyes Cheballah: batterie ; Mirado Adriamanjato: basse ; Nathan Randretsa: claviers ;  Raphaël Nibart, Romain Amardeil, Thibault Madelon, David Debray, Léo Boulanger: guitares (par paires à tour de rôle)

 

C’était une belle initiative que cette soirée offerte aux jeunes pousses du CRR. Ils avaient des choses intéressantes à nous faire entendre, à nous faire partager leur plaisir de la scène. Avec quelques amis présents dans la salle nous étions unanimes pour vanter les mérites des trois batteurs et des trois contrebassistes qui nous ont fait une belle impression, de même que certains soufflants.

Soirée à refaire.

Ont collaboré à cette chronique :

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