(69) RhôneUn Doua de Jazz

20/10/2020 – « Don Salluste » à Un Doua de Jazz

Les organisateurs d’ Un Doua de Jazz, étudiants sur le campus de la Doua (Villeurbanne) n’ont pas baissé les bras et ont finalement organisé leur première soirée de cette édition chamboulée avec deux formations, et pour commencer ce « Don Salluste »

Il y a quelques jours nous recevions un mail de Manu Vallognes, bassiste que nous adorons qui nous écrivait : « nous avons imaginé le génial bassiste Jaco Pastorius en tournée à Séville croisant le manche avec deux artistes de flamenco (guitare et danse). Fusion/jazz et couleurs flamenco , un spectacle de musiques et danse. ». Comment ne pas craquer ?

Nous avons craqué.

Don Salluste est un personnage fictif issu de l’œuvre dramatique de Victor Hugo (1802-1885) Ruy Blas, publiée en 1838 (merci Wikipedia) On se souvient du personnage joué par Louis de Funès dans « La folie des grandeurs ».

Ainsi donc les musiciens de jazz sont aussi cultivés !

Le concert est basé sur une hypothétique rencontre de Jaco Pastorius avec des musiciens de flamenco à Séville. Et cela fonctionne plutôt bien.

Il est prétexte à nous livrer des compositions de Jaco (Soléa ; Amerika ; Barbary Coast ; Teen Town ; Opus Pocus ; Liberty City ; Continuum ; Okonkole y trompa et Havona) réarrangées dans un esprit flamenco. La guitare d’Aurélien Galichet est présente mais surtout la grâce de la danseuse Maria Gasca qui adapte les codes du genre à un jazz « hispanisant ». Talons qui frappent énergiquement le parquet, mains qui dansent, corps maîtrisé.

A leurs côtés on retrouve des musiciens bien connus, Roland Merlinc à la batterie et aux percussions et Jean-Luc Peillon à la narration (écourtée because temps limité), à l’harmonica, la clarinette basse et flûtes.

En ces temps de morosité, ce trop court set est un rayon de soleil où belle et bonne musique côtoie le plaisir des yeux.

Fin du concert avec un chorus (enfin) de Manu sur Havona.

 

Manu Vallognes : basse ; Roland Merlinc: batterie, percussions ; Aurélien Galichet: guitare ; Jean-Luc Peillon: harmonica, clarinette basse, flûtes ; Maria Gasca: danse

Ont collaboré à cette chronique :

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