(69) RhôneHot Club

29/10/2020 – Sweet Mary Cat au Hot Club de Lyon

Les Sweet Mary Cat assurent ce soir la fermeture du Hot Club avant un énième confinement.

Kiki Genin a choisi pour réchauffer nos âmes attristées par l’actualité, de nous causer d’amour et quasiment toutes ses fiches sont ornées de petits cœurs (nous entendrons It’s exactly youIt had to be youI’m confessin’ that I love you et d’autres).

Marie Dandrieux est à la batterie, Dominic Molton à la contrebasse et le virevoltant Tony Kazima au piano et à la voix, avec bien sûr Kiki Genin à la trompette et aux sourdines.

Le répertoire puise dans le New Orleans, le swing, le ragtime et même la bossa nova (Ricado Bossa) où le spécialiste des instruments « arrière » (par opposition aux instruments «  à vent ») nous offre un rare solo à la grand-mère.

Sur L.O.V.E. Tony se lâche (un peu trop) mais on adore ce thème. Le public clairsemé est ravi. Les têtes dodelinent en rythme, les visages s’éclairent de sourires de contentement (si, si, derrière les masques ça se voit). La musique fait son office.

Avec Besame Mucho Tony nous offre un chorus de piano original et sympathique.

Le second set reprend sur un mode New Orleans avec When I grow too old to dream et là c’est Kiki qui chante. Pour présenter Embraceable you il nous indique que plus de quatre-vingts versions existent et que bien sûr Nat King Cole et Chet Baker sont passés par là. Et ce soir c’est Tony Kazima qui s’y colle.

Retour au latin jazz avec un Perdido enjoué.

Avec Tony sur scène on ne pouvait éviter un tube du « Genius » et ça sera forcément Georgia. Et le concert se finit sur un autre tube de Ray Charles Caledonia, un blues remuant qui achève de rendre heureux le public. Public qui s’apprête à retourner dans les ténèbres pour au moins un mois. Juste avant de nous quitter, Kiki fera chanter le public sur une biguine. Ici le jazz est versatile.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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