(69) RhôneHot Club

18/11/2020 – Djoukil Swingtet au Hot Club de Lyon

Incroyable mais vrai : j’ai eu la chance d’assister à l’enregistrement du concert du Djoukil Swingtet. Concert diffusé le lendemain sur la chaîne du Hot Club de Lyon (voir ici). De la musique en vrai avec des vrais musiciens. Ils sont sept et chauds bouillants. Évidemment heureux de se retrouver.

En prévision d’une tournée en Italie, ils entament leur concert par un frétillant Midnight in Moscow qui nous replonge d’emblée à l’époque où le jazz se dansait dans des immenses ballrooms.

Dickie’s dream de Count Basie poursuit le set, du swing, du swing et encore du swing. Yeah! Thomas Le Roux pousse fort.

On calme ensuite le jeu avec un nouveau morceau au répertoire de Djoukil, un surprenant Prélude de Chopin en mi mineur réarrangé et qui devient Charlie’s Prelude sous la patte de John Kirby. (Gainsbourg s’en était également emparé avec son titre Jane B.). Tout doux, quasi lascif.

Johnny Hodges, sax alto du Duke a composé le morceau Good Queen Bess dédié à la Reine d’Angleterre Elizabeth 1ère (c’était à l’origine le titre d’une biographie destinée aux enfants).

Chick Webb était un chef d’orchestre parmi les plus réputés pour la danse et l’on entend le remuant Lindy hoppers delight.

Suit un Puttin’on the Ritz arrangé par Maxime Prébet. Devant, les trois soufflants ont la banane et mettent une sacrée pêche sur cette version.

Close your eyes est également un nouveau morceau chez Djoukil. Pierre Antoine Chaffangeon est à la fête, de même que Maxime Prébet qui passe au vibraphone.

Passage par un tube Do you know what it means (to miss New Orleans) ? Une interprétation très élégante où quasiment tous se partagent des chorus.

On continue avec un autre tube On the sunny side of the street qui serait de Fats Waller (qui en aurait vendu les droits à Jimmy McHugh, l’auteur présumé).

Avec Jive at five on revient à Count Basie et un thème conçu pour la danse, le « jive » étant une danse de salon très populaire.

Pour finir on repasse à la Nouvelle Orléans avec un Dinah bien dans son jus. Paco Medina se transforme en chanteur de charme très rétro.

Djoukil est une formation bien affûtée pour détendre les zygomatiques, faire taper du pied … et pourquoi pas et surtout pour danser. Nous en avons bien besoin en ce moment.

 

Thomas Le Roux: trompette ; Pierre Desassis: saxophone ténor ; Maxime Prébet: saxophone baryton, vibraphone ; Pierre-Antoine Chaffangeon: piano ; Paco Medina: guitare, banjo, voix ; Cyril Billot: contrebasse ; Francis Decroix: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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