(69) Rhône

21/01/2021 – Mario Stantchev et Christophe Lincontang chez Yves Dugas

Les restrictions de liberté mises en place pour lutter contre la pandémie n’empêchent pas des artistes de se retrouver, de créer et de partager leur art. Ouf !

Ce soir dans le cadre des Salyons de Musique, le facteur de pianos Yves Dugas recevait un duo de luxe composé de Mario Stantchev, pianiste résident du lieu depuis de longues années et du contrebassiste Christophe Lincontang.

Ils avaient déjà joué une première en duo il y a quelques mois au Hot Club de Lyon (voir plus bas). Le re-confinement est passé par là. Mario l’a mis à profit pour écrire et revenir sur ses bases. Il nous a concocté un répertoire original de « Soul songs » très bluesy.

Les voilà réunis à nouveau pour un set en « live » avec pour seul public cinq caméras, deux cameramen, un régisseur, Jacques Seigneret, directeur du festival Jazz à Fareins, fan inconditionnel de Mario depuis des lustres, Yves Dugas au mixage et votre serviteur.

Autant dire que je goûte mon plaisir de côtoyer deux musiciens de cette stature à l’œuvre.

La caméra en hauteur nous montre le dessus du piano chargé en partitions et avec une set-list. Encore une fois elle ne sert que de béquilles. Bien sûr les thèmes seront abordés mais avec Mario cela dégénère vite ou se dissipe. On passe du thème annoncé à des variations. Les copains Gershwin, Monk ou Bach ne restent pas sur la touche bien longtemps, on entend ça et là des berceuses enfantines en moins de temps qu’il n’en faut pour mettre un titre sur la mesure.

Christophe en parfait sideman fait plus qu’accompagner. Il participe de l’improvisation et suggère ses propres phrases ce qui ne manque pas de titiller Mario qui ne se gêne pas pour lui faire des croche-pieds musicaux  ce qui le fait plus que sourire.

Pas de public, pas d’applaudissements ; alors les morceaux s’enchaînent sans temps morts comme une suite créée sur l’instant.

Les paysages, les atmosphères se succèdent au gré de l’humeur des deux compères. Ce soir les tonalités sont dans la tendance dynamique et « churchy » comme nous l’expliquera Mario après le concert.

 

Voir la captation ici (début à 5’40s)

 

Voir le concert du 23 octobre 2020 au Hot Club de Lyon

 

Ont collaboré à cette chronique :

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