(69) RhôneNovotel Lyon-Confluence

02/02/2021 – « Déraisonnablement crooneuse » au Gourmet Bar

Ce soir c’est concert au Novotel Lyon Confluence. la dernière fois c’était avec Rani Géroult, le 7 octobre dernier (voir ici)… déjà cinq mois !

Couvre-feu oblige, il s’agit d’un concert en « live streaming » avec des vrais musiciens à savoir Malcolm Potter à la contrebasse (et toujours une gravure de mode) et aux chœurs, Philippe Martel aux claviers et au scat et, inévitablement, Kristin Marion à la voix, au « trombone » et aux présentations.

Kristin va nous faire voyager ce soir dans le monde des crooneuses et nous expliquer leurs trucs. Façon Caractères de La Bruyère. Plutôt sur un mode détaché et humoristique. Et d’ailleurs vous savez ce que cela veut dire « crooner » ? 

On commence  par I’m walkin’ version « cool attitude » c’est à dire du déhanchement.

On passe au « choubidou » vous savez Marilyn le faisait très bien, on y rajoute des claps de bouche façon Giscard et des “cul de poule” et on trouve un style.

Place en suite à la crooneuse sexy qui sur-abuse des « FFF » sur Fever.

Puis c’est au tour des crooneuses italiennes « ma qui parlent avec les mains » de manière suggestive à la manière de la célèbre crooneuse Paola Conte…

Et puis la crooneuse bimbo et ses « bebebe » et les « sss » sifflants, limite aguicheuse et décalée.

On atteint le niveau deux de la crooneuse, la mondaine, la femme « twang » qui ressemble furieusement à Lady Gaga quand elle faisait part égale avec Tony Bennett.

On passe au « h » ou comment chanter sans ouvrir la bouche. On le vérifie sur It had to be you, entamé par Malcolm et repris sur différents modes par Kristin, où l’on apprécie particulièrement la « baby crooneuse » (« fait sortir la petit fille qui est en toi Lisa »).

Bizarrement Kristin évoque la « vegetable crooneuse » qui s’éclate sur Spinach (Attention aux sens multiples).

Arrive la chanteuse aux bas, aux bruits labiaux et aguicheuse (encore) sur Shiny stockings (en français s’il vous plaît).

Puis la crooneuse « pétroleuse », vous savez celle qu’il faut démarrer, celle qui tient son micro en hauteur. On s’y essaie avec Rubben Ford et son Start it up, un blues qui ramone.

Kristin nous invente la « boopsie crooneuse » genre Jessica Rabbit puis la latino un peu raide qui tapote sur le micro et chante comme si tout était tango.

On découvre la chanteuse  « squeaky door » (« porte qui couine ») genre s’approchant de la « minaudeuse ».

On finit sur Just in time interprété d’une façon très classique et surtout « just for pleasure ».

Les musiciens se sont fait plaisir à parodier avec tendresse les particularités de certaines chanteuses et nous – très maigre public (deux personnes en sus des techniciens)- avons profité de ce moment de détente et de partage.

A revoir en streaming ici [NdlR : quand on nous aura communiqué le lien]

Ont collaboré à cette chronique :

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