(69) RhôneFestival du Péristyle

09/06/2021 – Présentation de saison et Radio Tutti & Barilla Sisters au Péristyle de l’Opéra de Lyon

Jubilation que de pouvoir proposer cette édition 2021 du Péristyle. Richard Robert, le nouveau directeur de L’Opéra Underground ne cache pas son plaisir de pouvoir enfin présenter la programmation du festival du Péristyle avec une vraie scène devant du vrai public.

Une histoire modelée par François Postaire et Olivier Conan qui n’est pas remise en compte. Trois soirs de trois sets pour les groupes présentés (à quelques exceptions près ) « Les sets se répètent et ce n’est jamais pareil »

Petite entorse musicale avec, les 2-3-4 juillet, un partenariat avec Quais du Polar mais, quand même, un peu de musique.

Quelques noms connus et déjà vus : Stracho Temelkovski ; Camille Thouvenot et son trio ; Elina Duni ; Pulcinella … 

Des nouveautés : L’étrangleuse, coup de cœur de Christophe Robert. Versper Land qui met en musique des poésies anglaises. Erotic Market de Marine Pellegrini dans la formule à cordes ou encore le jeune guitariste prodige Antoine Boyer accompagné de Yeore Kim à l’harmonica.

Et des surprises bien sûr …

Fil rouge de cette édition, des musiciens à cheval sur plusieurs cultures parfois déplacés contre leur gré et qui racontent un mouvement en cette période figée. « Des oiseaux migrateurs » comme les décrit le programmateur, des rencontres en devenir, un espéranto musical à découvrir.

 

Au rayon des surprises, la soirée s’est poursuivie avec ce premier concert de Radio Tutti & Barilla Sisters.

Une musique inspirée de celle du sud de l’Italie et de la Galice en Espagne. De la musique à danser. Cela fait appel aux musiques traditionnelles, à la rumba, à la cumbia colombienne, le tout mélangé avec goût et surtout, surtout une énergie qui file la banane.

Ils sont quatre mais sonnent comme dix. Pauline Rivière à la voix et aux différents tambourins, mélodica et effets occupe le devant de la scène avec une présence rayonnante. Derrière, Colin Bosio le plus souvent caché par l’imposant pavillon d’une « trompette de fanfare américaine », un cor droit en fait, assure une grosse partie de la rythmique. Pierre-Alexis Lavergne est le plus souvent au banjo (bien électrifié) et parfois à la guitare avec une main sur ses claviers et autres machines. Enfin à cour, Judith Chomel complète le dispositif avec son accordéon, diverses percussions  et chante et rappe. Ces quatre-là sont en complète osmose et nous offrent plusieurs sets d’une musique bondissante, pleine de soleil. Le public qui n’a pas le droit de se lever de ses chaises se trémousse assis. Sur la place de la Comédie ça danse ! Nous avions bien besoin de cela. Une belle claque !

Je vous suggère d’aller faire un tour vers leur album Xogo (voir ici)

Ont collaboré à cette chronique :

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