(69) RhôneFestival du Péristyle

17/06/2021 – Camille Thouvenot Mettà Trio au Péristyle de l’Opéra de Lyon

« Créer c’est résister résister c’est créer » tel est le leitmotiv que nous répète à l’envi Camille Thouvenot, le brillant leader de ce Mettà Trio qui nous a offert il y a déjà un bout de temps un bijou nommé « Cresistance ».

C’est à une première mondiale que nous assistons ce soir au Péristyle. Premier concert du Mettà Trio devant du public depuis la sortie  de l’album. Le petit monde du jazz lyonnais se retrouve fort naturellement avec un plaisir évident. Le pire serait donc passé, et nous pouvons vaquer presque normalement à nos occupations favorites. C’est le début de saison, le personnel du Péristyle est encore efficace et les tournées s’échangent.

Sur la scène à côté de Camille, ses complices, Christophe Lincontang à la contrebasse et Andy Barron à la batterie. Banane et yeux qui brillent sont de sortie.

Le trio va égrener les titres de l’album au cours des trois sets. On retrouve bien sûr les plages de voix enregistrées qui constituent une des spécificités de cet album. Des grands musiciens, des babillements d’enfant, la voix du tonton.  Des univers qui enveloppent les morceaux. Ils sont l’œuvre d’Audrey Podrini.

Pour compléter le répertoire de l’album, le trio nous offre un superbe medley de Coltrane (Moment’s notice ; Countdown ; Naima ) qui s’achève par un My favorite things dont la version de Coltrane a marqué les mémoires.

Le troisième set démarre sous forme d’hommage à Chick Corea avec Once for Dave (Brubeck) , ce maitre récemment disparu qui a fortement inspiré Camille Thouvenot dans ses choix musicaux.

Au cours du set on entendra un morceau de Wayne Shorter illustré pour commencer par quelques mots du grand saxophoniste et un solo de batterie au début du morceau.

Suivent deux compositions Ma méditation et Couleurs d’Automne.

Un vrai bonheur d’entendre en vrai cette musique. Les trois musiciens se sont engagés à fond. Par moment Camille avait du mal à reprendre sa respiration. Les interactions étaient perceptibles. Le public resté nombreux a été généreux dans ses applaudissements.

 

*: voir ici la chronique de l’album Crésistance par laurent Brun (publiée le 19 juin 2020, quasiment un an jour pour jour)

Ont collaboré à cette chronique :

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