(38) IsèreJazz à Vienne

03/07/2021 – La soirée Musi’Colors à Chasse-sur-Rhône

Hasard des agendas et des reports en cascade, le festival Musi’Colors piloté par l’école de musique de Chasse-sur-Rhône se déroule le soir même de la soirée funk du grand voisin Jazz à Vienne et sa programmation est également 100% funk.

En apéritif et aux pauses sont programmées “les fabriks”, concerts des élèves qui ont eu peu de temps pour apprendre un répertoire depuis la reprise des cours en mai. La soirée débute avec une battucada des plus petits puis la « Fabrik à sons » des enfant de 10-12 ans.

En première partie de soirée le groupe Lehmanns Brothers est invité. Bonne pioche, le groupe initialement angoumoisin et désormais tourangeau s’y connaît en création d’ambiance et propose des compositions musclées très bien servies par un chanteur et claviériste de haut vol qui connait son sujet et sait mouiller la chemise. Deux cuivres, parce que sans eux le funk n’a pas la même saveur. Une basse bien lourde, une batterie intraitable et une guitare pour ponctuer la sauce.

Bilan du très bon funk “made in France”.

Nous pourrons retrouver les Lehmanns Brothers au Rhinojazz le 22 octobre à Saint-Martin-la-Plaine.

Alvin Amaïzo: guitare ; Julien Anglade: clavier, voix ; Doris Biayenda: batterie ; Florent Micheau: saxophone ; Clément Jourdan: basse ; Jordan Soivin: trombone


Changement de plateau pour permettre aux régisseurs de débarrasser la grande scène et d’installer celle-ci pour le groupe suivant.

On bascule de l’autre coté du parc pour la scène des « Fabriks » qui accueille le Feeling band de l’école de musique et qui va nous proposer un vrai set funk pour rester dans la tonalité de la soirée : Reach out de George Duke ; I want you back des Jacksons qui ne s’appelaient pas encore les Jacksons Five ; Le temps de l’amour de Françoise Hardy dans la version arrangée par Bigre! ; le band exhume un vieux titre de Nino Ferrer Je vends des robes, kitch à souhait.
Le band était « traqueux » à fond avant de monter sur scène, pensez-donc quasiment deux ans sans se frotter au public ! Et puis le soutien des amis, les calembours à deux balles de Damien Gomez (le boss) ont contribué à mettre tout le monde en confiance et à tenir la distance. Le set s’achève sur Signed, Sealed, Delivered I’m Yours de Stevie Wonder.


Quasiment sans attente, direction la grande scène pour recevoir la Malka Family, l’élite de la funk à la française qui avait les honneurs du Théâtre Antique en juin 2018 (voir ici).

La recette est quasiment identique, l’effectif est réduit à dix : une chanteuse, un chanteur, un batteur, un bassiste, un guitariste, deux claviéristes, trois cuivres (trompette, trombone et sax ténor également chauffeur de salle). Un rappeur espagnol  intervient en invité sur quelques titres apportant une touche de nouveauté au répertoire.

Les costumes sont toujours loufoques, privilégiant le strass et le clinquant voire même les poils abondants pour Jo Mannix le guitariste replet et sans complexe.

Un joli jeu de lumières digne d’une grande scène participe de la fête.

La Malka Family c’est le sens de l’autodérision mais surtout celui de la fête comme on la faisait dans les 70´s à une époque où seules les formations noires américaines tenaient le haut du pavé.

Les paroles sont en français et on arrive même à les comprendre. Mais ce n’est pas le plus important. L’objectif premier c’est le groove, le beat et de remuer ses pieds. Les titres qui fonctionnent sont étirés à l’envie. Et ça le fait plutôt pas mal, le public n’est pas très abondant mais se laisse volontiers emmener par l’ambiance qui ne faiblit pas sur scène.

Quelle énergie ! Chapeau.

Ont collaboré à cette chronique :

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