(38) IsèreJazz à Vienne

03/07/2021 – Martha High & The Soul Cookers à Jazz à Vienne

Avec soixante ans de carrière dont trente ans passés aux  cotés  de James Brown à la fois comme choriste, coiffeuse et confidente, Martha High incarne à elle seule tout un pan de la musique noire et du funk. Depuis quelques années elle est venue poursuivre sa carrière en Europe : en France d’abord où elle a collaboré avec le groupe funk bordelais  Shaolin Temple Defenders, en Italie où elle travaille avec le producteur italien de soul Luca Sapio et avec son label Blind Faith sur lequel elle a sorti deux albums, en Espagne où elle vit actuellement et où elle tourne beaucoup. Sur scène, elle se produit principalement avec deux formations : en grand format avec l’Italian Royal Family avec lequel elle a enregistré son dernier album « Nothing’s Going Wrong » et comme ce soir à Vienne avec le trio Soul Cookers composé de Roy Panebianco (guitare) , Leonardi Corradi (orgue) et Tony Match (batterie).

C’est le trio qui ouvre le concert avec deux instrumentaux dans la veine funk et soul jazz popularisé en trio orgue/guitare/batterie par Jimmy Smith souvent avec la contribution de Wes Montgomery. Ça groove parfaitement pour préparer l’arrivée de Miss High qui en impose dans sa combinaison noire à « pattes d’eph » et avec son chignon blond éclatant. Elle annonce tout de suite la couleur avec elle, ce sera tout à la fois blues, soul et funk. ! Et elle le démontre vite avec un de ses titres fétiches You need a woman like me largement suffisant pour se mettre le public dans la poche. Après deux titres dans une veine plus blues du nouvel album, Martha High se retire pour laisser les Soul Cookers créer un climat plus funky dans la droite lignée  Maceo Parker – Fred Wesley. A son retour tout est prêt pour le « funky good time » avec un fracassant Cold sweat de plus d’un quart d’heure qui enflamme définitivement le public et place irrémédiablement la soirée sous l’étiquette  funk qu’attendait le Théâtre Antique. La suite peut venir… !

Ont collaboré à cette chronique :

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