(38) IsèreJazz à Vienne

04/07/2021- Audrey Podrini en solo dès potron-minet à Jazz à Vienne

Le bouche à oreilles a fonctionné à plein et en dépit du temps incertain l’esplanade de Pipet affiche complet avec plus d’une centaine de personnes pour ce concert qui débute à 06h30. Comme quoi le public est avide de spectacle vivant après le sevrage imposé par la crise sanitaire, et ce, même à des horaires très inhabituels.

 

Après la superbe prestation la semaine dernière de Lionel Martin, c’est au tour de la violoncelliste Audrey Podrini de réveiller nos oreilles dominicales. Une brève présentation de Benjamin Tanguy (Directeur artistique du festival) et Audrey s’installe entre pupitre et pédaliers divers.

Elle commence tout doucement, presque imperceptiblement en frottant les cordes avec son archet histoire d’installer une ambiance sonore et de l’enregistrer pour ses boucles. Avec plusieurs de ces boucles elle va pouvoir construire son improvisation d’ouverture.

Suit une sorte de medley entre Bach et un morceau joué pizzicato.

Et le set se poursuit dans une atmosphère calme qui sied à merveille à cette heure matinale.

Il est question de soleil même si celui-ci brille par son absence avec Solar.

Et la cloche de Pipet rappelle tout le monde à l’ordre. Il est 7h et cela s’entend et amuse Audrey qui brode dessus.

Audrey nous fait part ensuite de ses interrogations entre « début », « prélude », « tôt » ou « tard » et de ce qu’en penseraient Bach, Debussy, Miles et d’autres jazzmen.

Elle fait appel à René Char « L’intensité est silencieuse, son image ne l’est pas. » puis construit une pièce musicale avec ses vers en fond sonore.

Le concert se termine par un extrait des Suites de Bach pour violoncelle (le mythique Prélude de la suite n°1). Et enfin, une version intitulée Tout doucement le jour se lève du standard Softly, as a morning sunrise bien à propos, avant de nous quitter une fois l’aurore dépassée.

Que voilà une journée qui commence sous les meilleurs auspices.

 

Voir aussi la chronique de François Robin sur son blog

Ont collaboré à cette chronique :

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