(38) IsèreJazz à Vienne

10/07/2021 – L’Armée Mexicaine à Jazz à Vienne

Les hommages se succèdent pour cette All Night Jazz 2021. Cette fois c’est L’armée Mexicaine, le groupe de Rachid Taha qui célèbre son souvenir. Ses anciens musiciens sont emmenés par Hakim Hamadouche au mandoluth, qui anime le concert, introduit les titres et les invités. On retrouve parmi ses anciens compagnons de scène Kenzi Bourras aux claviers, Yan Péchin à la guitare qui assure la coloration rock saturé du concert, Idriss Badarou à la basse et Franck Mantegari à la batterie.

L’esprit rebelle de Rachid Taha se retrouve dans le mélange musical comprenant les influences du raï, du chaâbi, de la techno, du rock ‘n’roll, ainsi que le punk et la vague new wave du début des années 1980. Le chanteur voulait aller au-delà de cette identité d’émigré et mélanger toutes ses influences, celles de son origine algérienne comme celles de sa jeunesse.

Hakim Hamadouche va reprendre lui-même plusieurs titres de son ancien compagnon de scène et présenter les invités pour leur passer le flambeau et qu’à leur tour ils participent à l’hommage. On note le passage du bluesman et rocker alsacien Rodolphe Burger qui a aussi collaboré avec Rachid Taha qui est arrivé en France comme voisin d’abord dans les Vosges. Il va lancer un medley, assez décalé sur un tempo lent, avec une reprise Walk on the Wild Side de Lou Reed puis une autre de Billie jean de Michael Jackson qui aurait particulièrement plu à l’esprit festif de Rachid Taha avant de reprendre Agatha. Julien Jacob autre partenaire de scène reprendra Je suis africain. Puis se succèderont sur scène Yebga Likoba, Sofiane Saidi, Habib Farroukh, Hamza Bencherif et Amina. Ils vont entonner les reprises de différentes chansons, des plus anciennes aux plus récentes en passant par celles de l’époque de Carte de séjour. Nous parcourons les répertoires de Rachid Taha avec les titres Ya rayah, Habibi, Ecoute moi camarade, Voilà, voilà, Barra barra, des plus traditionnels en arabe aux textes les plus revendicatifs en français.

Cette joyeuse « Armée Mexicaine » remobilisée pour faire la guerre à la morosité et à l’intransigeance se regroupe au grand complet pour interpréter dans un final endiablé Rock el casbah reprise et adaptation du titre de The Clash : Rock the casbah. Tout le monde danse sur scène comme devant la scène. Le gone d’adoption de la période Carte de Séjour a dû être fier d’être salué par ses anciennes troupes avec cet hommage festif.

Ont collaboré à cette chronique :

X