(26) DrômePoët Laval Jazz

18/07/2021 – Helveticus Trio au Poët Laval Jazz/s Festival

Pour clore ce charmant petit festival de jazz et de vent, Roland Corbelin, l’excellent programmateur, a eu la bonne idée d’inviter le Trio Helveticus.

Helveticus pour des musiciens suisses ? 

En effet des vrais petits suisses qui, avec ce nom, rendent hommage aux trois paysans qui, en 1291 ont prêté « le serment des trois suisses », créant ainsi les prémices de la confédération hélvétique.

Daniel Humair à la batterie, Samuel Blaser au trombone et Heiri Känzig à la contrebasse.

« On veut s’amuser pour pouvoir vous amuser » a déclaré Daniel Humair et c’est ce qu’ils ont fait, car ils ne manquent pas d’humour ces trois amis à la connivence évidente.

Comme preuve, la reprise à leur façon de l’hymne national suisse Cantique suisse, à la fois en hommage au succès de la Suisse dans la coupe d’Europe de foot 2021 et au jazz ! C’est la reprise de La Marseillaise par Stéphane Grapelli et Django Reinhardt qui les a inspirés. Et, comble de l’ironie, Samuel a fini par le meuglement discret d’un vache …… suisse, évidemment !

Quel punch, quelle finesse ! Quel doigté, quelle joie ! 

Daniel Humair, outre son humour et sa présence tutélaire, est un orfèvre de la batterie, ciselant son jeu comme de la dentelle.

Magnifique complémentarité avec ses deux comparses à la vitalité plus directe. Samuel et Henri, voix majeures de leurs instruments, excellents.

Au fil des morceaux, on assiste à une profusion de notes, à des ruptures de rythmes, des silences, des accélérations, à des relectures inventives de pièces anciennes mais peu reprises : High Society  d’Alphonse Picou, Les Oignons et Originel Dixieland one step de Sydney Bechet, ou Cookies berg issu du folklore suisse.

Passant du free jazz à  la douceur, sans oublier l’improvisation, ils laissent libre cours à leur créativité.

Le résultat est très joyeux.

En guise de rappel, le trio intergénérationnel a eu la gentillesse de jouer un morceau dédié à toute l’équipe du Festival, en remerciement de leur accueil : Le vent bis.

Quelle coïncidence !

Ont collaboré à cette chronique :

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