(38) IsèreJazz'Alp

30/07/2021 – Trioglodyte et Olivier Chabasse Solo à Jazz’Alp à l’Alpe du Grand Serre

Conférence d’Olivier Chabasse. A la découverte d’un instrument peu connu : le stick Chapman®

En préambule au concert de ce soir, Olivier Chabasse vient présenter cet instrument particulier, mélange d’une basse et d’une guitare, le stick Chapman®. L’alliage produit par la fusion de ces deux instruments à cordes donne cet instrument qui offre toutes les possibilités d’un piano et les effets d’une guitare (hammer, pull off, …).

Un peu d’histoire : Emmet Chapman, guitariste inventeur crée en 1969 le stick Chapman®, instrument dérivé de la guitare, mais adapté pour jouer en tapping (une technique qui consiste à taper les cordes du bout des doigts au niveau du manche). Avec ses 10 ou 12 cordes on peut donc allier le jeu de la basse de la main gauche et celui de la guitare avec la main droite.

Les musiciens (principalement des bassistes) qui s’y sont essayé sont peu nombreux, mais certains sont remarquables comme Tony Levin (King Crimson, Peter Gabriel), Alphonso Johnson (Weather Report) et plus proches de nous Bernard Paganotti et Olivier Chabasse.

Ce dernier est intarissable sur cet instrument dont il découvre chaque jour de nouvelles possibilités. Il nous en montre quelques facettes en interprétant aussi bien des morceaux du répertoire de Sting, des Beatles, des standards de jazz, du Erik Satie ou du Nougaro. Nougaro qui sera à l’honneur ce soir puisque le concert que nous présentera Olivier est un hommage à cet immense artiste.

Nous sommes impatients d’y être !


Deuxième soirée à Jazz’Alp :

Trioglodyte

Ce trio grenoblois composé de Régis Vaskou (guitare acoustique), Manu Vaquand (guitare flamenca) et Frédéric Laurent (contrebasse) s’attaque aux grands standards de jazz. Ces passionnés mélangent les sonorités folk-rock de la guitare acoustique à celles de la guitare flamenca dans leurs interprétations. L’orage qui gronde, l’humidité, le stress de la scène conduisent à quelques imperfections que le public pardonne volontiers. L’énergie et l’envie sont là, c’est le principal !

Olivier Chabasse tient le Taureau par les cordes

Le groupe qui suit est composé de huit lampes de chevet à chapeau rouge, une contrebasse, un stick Chapman® (ceux qui ne savent pas ce que c’est n’ont pas lu le début de la chronique), un looper et un homme seul sur scène, Olivier Chabasse. Fin des années 2000, ce contrebassiste, conquis par les possibilités inouïes du stick Chapman®, a l’idée de monter ce projet fou de reprendre seul sur scène les chansons de Nougaro. Le projet « Le taureau par les cordes » est créé.

Olivier utilise pour s’accompagner, outre sa contrebasse ou son stick Chapman®, un looper , qui lui permet d’enregistrer des boucles sur lesquelles il peut jouer et sa voix. Sa voix, chaude et puissante s’accorde parfaitement à l’univers musical du petit taureau de Toulouse. Embarquement immédiat sur les traces de celui qui a réussi à faire swinguer la chanson française.

Olivier Chabasse est un conteur. Pas de ceux qui vous endorment mais de ceux qui vous font briller les yeux avec leurs histoires. Et la vie de Nougaro, c’est quelque chose ! Sa vie, c’est dans l’arène qu’il l’a passé ! L’arène, le lieu de tous ses combats. L’arène des mots cinglants, percutants dont il ponctue toutes ses phrases, l’arène permanente des combats contre le système qui plusieurs fois le rejette et le ringardise et enfin celle du combat contre la maladie qui a fini par le vaincre.

Olivier nous en conte l’histoire en musique. Pas besoin d’étaler sa technique à la contrebasse ou au stick, sa maîtrise instrumentale est au service du spectacle.

Les standards de Nougaro s’enchaînent. Amstrong, Le coq et la pendule, La pluie fait des claquettes (très à propos)…. Qu’ils soient plus ou moins connus, on y retrouve toujours la marque du poète toulousain.

Pour finir Olivier Chabasse rend hommage aux grands musiciens qui ont composé pour Nougaro : Eddy Louiss, Maurice Vander, Aldo Romano, Jacques Dantin et Marc Berthoumieux, dont il reprend, pour finir le magnifique Fleur Bleue.

La passion éclaire son regard, l’émotion brouille le nôtre.

Comme Nougaro, nous pouvons dire ce soir : j’aime la vie quand elle rime à quelque chose !

 

PS : quel dommage qu’Olivier Chabasse n’ait toujours pas enregistré ce projet. On aurait bien emmené avec nous une trace sonore de ce bon moment.

Ont collaboré à cette chronique :

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