(38) IsèreJazz'Alp

31/07/2021 – Mawela et Philippe Soriano Quintet à Jazz’Alp à l’Alpe du Grand Serre

La soirée débute donc avec Mawela, un duo regroupant Charles Mgonde Mgonbe (voix, danse, Mbira) et Aurélie Lambert (piano, guitare, danse), ils nous emmènent dans la chaleur de l’Afrique par ses rythmes et ses chants .

Les deux interprètes mettent du cœur à l’ouvrage et nous font voyager dans des contrées lointaines, aux sons de musiques traditionnelles du Zimbabwe, voire World music sur certains thèmes.

Cette première partie nous laisse un peu sur notre faim: le  spectacle est bien mais souffre des changements de plateaux très fréquents et très longs. Il sera bien de le revoir après quelques représentations.

Notre deuxième partie de soirée commence avec le quintet de Philippe Soriano (basse électrique), avec Philippe Bonnet (batterie), Pascal Billot (saxophone alto), Vincent Stephan (bugle) et pour cette soirée Fred Adrignola (claviers). 

Le projet de ce quintet étant en constante évolution, je ne vais pas refaire l’excellent article du 20 mai dernier fait par mes confrères Chantal Hardy et Martin Stahl (voir ici) mais plutôt parler de la cohésion, de la facilité avec laquelle les musiciens communiquent entre eux mais aussi avec le public, et ce quand bien même nous ne sommes pas face au line up initial.

Nos cinq musiciens vivent leur musique et font vibrer le public avec une émotion et une complicité rarement vue dans un spectacle.

Fred Adrignola ne nous laisse à aucun moment penser qu’il est là en suppléant, tant il est complémentaire de ces quatre acolytes.

La soirée passe à toute vitesse avec un enchaînement de morceaux et une fluidité des arrangements (que ce soit sur des reprises ou des créations), à toute épreuve.

Nous avons droit à des soli de presque tous les musiciens qui font miroir avec les morceaux, qui se fondent dans les enchaînements musicaux et qui communiquent entre eux avec une aisance naturelle et rare.

Le son de chaque instrument est énorme avec des basses profondes, une batterie bien présente dans le mix, des cuivres dosés à la perfection mais sans être envahissants, et un clavier juste comme il faut.

Bref, une cuisine qui fonctionne et qui donne juste envie d’en reprendre pour une soirée, qui aurait pu se terminer encore plus tard.

Évidemment, si ce quintet joue vers chez vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

Ont collaboré à cette chronique :

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