(26) DrômeCrest Jazz Vocal

01/08/2021 – Human Songs au Crest Jazz

Le groupe Human Songs avait obtenu le prix du public lors du dernier concours du Crest Jazz Vocal en 2019 ; à cette époque « Vocal » faisait encore partie de l’appellation. La prestation du groupe avait enthousiasmé le public (voir ici )

Deux ans après jour pour jour, dimanche, les revoici sur  la scène du Crest Jazz comme le veut la tradition pour le lauréat de ce prix. En seconde partie de soirée.

L’équipe est inchangée : Cyprien Zeni: voix (et quelle voix!) ; Pascal Celma: basse et compositions ; Tom Carrière: claviers ; Frédéric Petitprez: batterie.

Entre temps le chanteur, Cyprien Zeni a fait parler de lui en participant avec un certain succès à l’émission The Voice édition 2021 où il est allé jusqu’en finale. Quand même !

Qu’importe, la couverture médiatique ne semble pas lui être montée à la tête et il continue à tourner avec ses potes de Human Songs.

Le set de ce soir va essentiellement tourner autour de leur album « Instinct » sorti le 27 mars 2020, choix judicieux !

Après une intro musicale, Cyprien pose sa voix sur At this very moment puis Down the road. Un registre pop où il est très à l’aise. Une voix profonde capable de grimper aux cieux.

Avec Grandma’s Home il rend hommage à une femme extraordinaire, sa grand mère avec des paroles en anglais et en réunionnais.

Avec Here we are le set va vraiment s’emballer, un thème R’n’B où les trois musiciens groovent grave, Tom Carrière va vite, très vite.

Instinct le titre éponyme de leur album est un florilège d’exercices vocaux.

Avec Clotilde, Cyprien revient sur la vie de Clotilde son arrière-arrière-arrière grand-mère qui n’avait pas choisi de naître esclave et qui le 20 décembre 1848 avec l’abolition de l’esclavage a trouvé sa liberté. Séquence émotion où la voix est accompagnée de la seule basse avant de laisser le piano prendre un solo.

Avec Wind of change Cyprien nous fait passer des messages de tolérance et d’amour et encore une fois nous montre toute l’étendue de ses capacités vocales.

Retour au pays avec Koulèr mon po où il est encore question d’égalité. Ici Cyprien s’accompagne d’un kayamb, percussion traditionnelle de la Réunion. Wikipedia nous précise qu’il s’agit d’un « idiophone par secouement ».

Le set s’achève avec Japanized, retour à de la pop puis Find your Freedom.

Chaude ovation du public resté très nombreux en dépit du vent glacé qui aurait pu clairsemer l’assemblée. Public qui obtient un rappel sur un sublime Sometimes I feel like a motherless child entamé a cappella.

Un set fort agréable où le chanteur est mis en avant bien sûr mais cela ne doit pas cacher l’excellence des trois musiciens qui l’accompagnent.

Ont collaboré à cette chronique :

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