(38) IsèreJazz'Alp

01/08/2021 – Zarhzä Sextet à Jazz’Alp à l’Alpe du Grand Serre

Entrez, venez vous réchauffer à l’intérieur du chapiteau. Ce soir, le cirque Zarhzä est là et il va tout casser ! Z,A,R,H,Z,A tréma est là! Enfin, bientôt là … si le camion ne tombe pas en panne, si le pizzaïolo ne traîne pas trop pour faire les pizzas ou si la bouteille de génépi ne traîne pas trop longtemps sur la table, ils vont arriver, ils seront bientôt là.

Et vous allez voir Monsieur Tonio et ses guitares, les instruments à vents de Timo Chéper Salvador (sax/accordéon), Don Pucci (clarinette/Sax) et de Tinmar (trombone). Et bien sûr, il ne faut pas les oublier, la section rythmique que rien n’arrête sur son passage, je veux parler de Maxi Tom (batterie) et de Damso (contrebasse).

Venez vite à l’intérieur, il fait froid dehors !

A peine arrivés sur scène, six jeunes argenteuillais, vêtus soit de gilets de dresseurs de fauves soit de robes de chambres, allument la mèche pour tout enflammer.

Dans une chronique de jazz, en général, on parle technique. Comment dire, la musique de Zarhzä, c’est un concentré de rock, de ska, de musique balkanique, de chanson française, de klezmer, de manouche, de reggae… ou, plus simplement, comme ils la définissent eux-mêmes une pksratatouille sonör.

Et ça envoie !

Dans une chronique de jazz, on parle aussi des morceaux. Eux, ils parlent de leurs vies, des camions qui tombent en panne, des soirées arrosées …

Ne nous y trompons pas. Comme au cirque, tout est mesuré, calibré. Techniquement, les musiciens assurent, le jeu de scène est calé au millimètre. Le côté déjanté est habilement utilisé pour chauffer à blanc le public qui finit par se lever et danser.

Et là, un autre concert commence. Ça y est, les musiciens de Zarhzä ont le public avec eux. Alors ils jouent avec. Le font chanter, danser, descendent de scène pour venir au plus près, jusqu’à finir le concert sur des chaises pour une ballade acoustique.

André Ceccarelli définit le jazz comme une pizza. La base est toujours la même, pour le reste on fait avec ce qu’on a dans le frigo. Zarhzä avait des piments et, c’est sûr, et ils ont forcé un peu sur le Tabasco. Ça arrache, mais c’est bon !

Ont collaboré à cette chronique :

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