(26) DrômeCrest Jazz Vocal

03/08/2021 – Léon Phal Quintet au Crest Jazz

C’est le Léon Phal Quintet qui inaugure la scène de l’Espace Soubeyran de cette 45ème édition du Crest Jazz. Loin d’être une découverte il s’agit pour nous de retrouvailles après le tremplin ReZZO-Focal de juin 2019 (voir ici) qui les avait vu gagner le premier prix et donc leur passage en première partie de la All Night Jazz au Théâtre Antique il y a quelques semaines (voir ici).

La soirée se joue à guichets fermés. Le public est venu en nombre pour le trompettiste qui jouera en deuxième partie. En dépit de la pluie les festivaliers ont investi toutes les chaises et se protègent tant bien que mal des trombes d’eau qui s’abattent. Cela ne les empêche pas d’écouter et d’apprécier ce qu’il se passe sur scène. 

C’est la même équipe soudée que l’on retrouve : Léon Phal: sax ténor, compositions ; Zacharie Ksyk: trompette ; Gauthier Toux: claviers ; Rémi Bouyssière: contrebasse et Arthur Alard: batterie. Ce soir le quintet présente au public crestois son deuxième album « Dust to Stars ».  Un album de la maturité, déjà !

Le set débute par l’énergique et d’un style classique Eternal youth, mais cela ne va pas durer. Avec All I’ve got le quintet nous montre son savoir-faire en terme de composition et de rythme.

Dust to stars, irrésistiblement funky et dansant. L’attention du public est désormais acquise, les applaudissements sont plus motivés.

Like a Monday, la ballade du set où la trompette de Zacharie Ksyk fait des merveilles ouatées. Ce quintet n’est pas le fait de son leader mais bien un partage équilibré des interventions de chacun. Ce morceau en est l’illustration.

Last call est encore une composition dans la veine moderne qu’affectionnent ces musiciens, c’est enjoué, Gauthier Toux pilote la rythmique et présente un tapis solide aux soufflants.

Make it bright, où l’influence de Roy Hargrove version RH Factor est évidente et bienvenue, là encore le public apprécie et le montre.

Let it go nous offre une introduction à la trompette que ne renierait pas celui qui suivra et puis Léon Phal intervient tout en douceur au ténor et le morceau monte crescendo vers une tension qui signe la fin du set. 

Le public empêtré dans ses ponchos ou les mains prises par les parapluies réussit quand même à réclamer un rappel qui se fera sur Canto bello, titre issu de leur album précédent éponyme.

Ont collaboré à cette chronique :

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