(26) DrômeCrest Jazz Vocal

04/08/2021 – Conférence Nicolas Béniès au Crest Jazz

Ce cycle de conférences s’inscrit dans la continuité de celui de 2019.

Nicolas Béniès retrace le contexte de la West Coast. Région peu reconnue culturellement jusque la fin de la seconde guerre mondiale, New York captant tout le capital intellectuel.

La Beat Generation va amorcer le mouvement vers l’ouest et permettre l’installation d’une vie culturelle en Californie. Ceci ne sera palpable qu’à la fin des 60’s avec le mouvement hippie.

A cela ajouter le climat raciste qui prédominait et les fourches caudines de la mafia à New-York, facteurs favorisant la ruée vers l’ouest. A cette époque le jazz se développe sur Central Avenue à Los Angeles, idem dans les ghettos noirs de San Francisco sur la Barbary Coast et Watts à Los Angeles.

A la fin de la guerre la bulle industrielle du secteur de l’armement s’effondre. L’économie locale aussi, les clubs ferment.

Quelques immigrés de l’Est dont Shorty Rodgers créent le Lighthouse à Los Angeles qui devient « The place to be ». Les musiciens de jazz deviennent prisés des studios de Hollywood et assurent ainsi leur pérennité.

C’est donc à cette époque qu’apparaît la dénomination « jazz West Coast » qui correspond à du jazz blanc un tantinet complexe. Concept nouveau par opposition à l’acception du terme « Jazz = musique de noirs ». Hugues Panassié et Boris Vian monteront au créneau pour dénoncer ce « jazz blanc » (pour Vian, Chet Baker valait tripette !).

A la fin des années 40 la révolution Be Bop a été digérée et ces « blancs » ont intégré la révolution « Parker » en se l’appropriant et en développant leur propre style. (Comme l’a fait simultanément Lennie Tristano sur la côte est).

Nous entendons un duel (« chase ») entre Dexter Gordon et Teddy Edwards (1924-2003) enregistré en 1947 justement nommé The duel. En fait non nous écoutons Teddy Edwards seul (Nicolas Béniès est toujours aussi fâché avec la technique 😉 ). Puis Billie’s Bounce un des tubes composé par le même Teddy Edwards.

Ensuite nous écoutons un autre ténor Harold Land (1928-2001) tout aussi influent dans le mouvement West Coast … et tout à fait disparu des mémoires. Ici avec le contrebassiste Red Mitchell (avec qui il a eu un quintet).

Autre exemple, Charles Mingus présentait en 1957 au festival de Monterey son groupe dont le saxophoniste Buddy Colette (1921-2001) autre icône de la West Coast.

 

La suite , demain.

 

Ont collaboré à cette chronique :

X