(26) DrômeParfum de Jazz

10/08/2021 – Gasy Jazz Project à Montbrun-les-Bains pour Parfum de Jazz

Elle est arrivée dans ce bel écrin qu’est Montbrun-les-Bains, souriante, épanouie par une naissance prochaine, si petite à côté de sa contrebasse, Gabrielle Randrian Koehlhoeffer, accompagnée par ses complices le pianiste Daniel Moreau et le percussionniste Fabrice Thompson.

Le Gasy Jazz Project (gasy, diminutif de malgasy, signifie malgache) est un trio métissé entre Gabrielle la franco-malgache, Daniel le montpelliérain et Fabrice le guyanais ; pour une musique de la même eau.

«  Je vous emmène en voyage, à Madagascar et pas que… » voilà l’invitation de Gabrielle, et le public n’attend que ça !

Leur musique empreinte de leurs cultures, de leurs parcours, et de leur rencontre avec le jazz, produit une alchimie réjouissante et dynamique, agrémentée de chaleur humaine et de complicité.

La musique traditionnelle malgache y a une part importante, et on sent l’attachement profond de Gabrielle à sa terre natale qu’elle évoque dans de nombreux morceaux : Tany (terre), Anjiro (terre de sa famille) ou Belo (rythme traditionnel des Hauts plateaux de Tananarive).

Quel swing ! Tout le panel des émotions possibles le compose. Daniel, génial pianiste, galope sur son clavier, tenant la ligne directrice tout en s’en échappant et en plaçant à bon escient des accords connus. Le son grave et puissant de la contrebasse de Gabrielle, la finesse du jeu de Fabrice, effleurant avec ses mains tout en douceur les congas ou le cajon, sont un accompagnement solide et nécessaire.

Les rythmes du voyage sont dynamiques, enlevés, entraînants, gais : Tany, 10 000 kms, Sourire, ou romantiques, doux comme un soir d’été : Nuit, Nuage, et l’improvisation est reine. N’est ce pas cela le charme d’un voyage : surprise et découverte ?

Il a fallu redescendre sur terre à la fin du concert, mais notre tête est restée dans le nuages.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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