Sarab signifie mirage en arabe.

Sarab est un groupe de jeunes musiciens.

Sarab est un projet qui combine et rassemble plusieurs univers …

Sarab est bien plus que cela !

Sarab, ce n’est pas la simple addition de six musiciens virtuoses, c’est un vrai groupe soudé où chaque individualité a sa place, irremplaçable !

Sarab, étonnamment et paradoxalement, propose de nombreuses chansons en arabes (et parfois en français), de multiples mélopées faisant références à la Syrie et au Liban, sans aucune utilisation d’instruments orientaux : trombone et piano jazz, basse et guitare électriques et batterie rock au service d’une fusion décapante !

Sarab ne fait pas de concession à la mode, l’esthétique est véritablement originale, tissant des liens entre de nombreux styles, les juxtaposant où les mêlant …

Les morceaux s’enchaînent, nous entraînant dans des mondes intimistes et subtiles, où règne la poésie, puis le volcan se réveille et nous bouleverse en un feu d’artifice éblouissant. Des chansons d’amour alternent avec des textes engagés dont un, issu de la rencontre avec l’écrivain de science-fiction Alain Damasio, présent virtuellement ce soir grâce à l’enregistrement de sa voix …

Puis arrive un morceau en hommage à Lilith, femme libre iconique (première femme d’Adam mais insoumise …), et pour finir en beauté, un rappel pour faire danser le public conquis !

 

Nous sommes subjugués par le talent incroyable de ces jeunes artistes, dont la ferveur et l’enthousiasme sont palpables, par la voix magnifique de Climène Zarkan, par la maîtrise inouïe du tromboniste Robinson Khoury dont le registre est immense, par la précision et le groove du bassiste Timothée Robert, par la pulsion parfaite dans une forme d’exaltation rock du batteur Paul Berne, par la complexité du travail du pianiste Thibault Gomez et l’étendue incroyable du jeu, des sonorités étranges, inhabituelles mais adéquates du guitariste Baptiste Ferrandis, complice de longue date de la chanteuse …

 

Sarab : mirage oui, mais terre de contraste et merveilleux lieu d’espoir …

Ont collaboré à cette chronique :

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