(26) DrômeParfum de Jazz

13/08/2021 – Concert des stagiaires à Parfum de Jazz

Nous connaissions depuis quelques années les talents de chanteuse, de flûtiste, de compositrice et arrangeuse de la pétulante et charmante Lise Bouvier, nous savions également qu’elle enseignait au conservatoire mais cette fois-ci, la voilà dans le rôle de maître de stage !

Douze stagiaires, dont certains sont des débutants, ont eu la joie de se réunir chaque matin à Buis-les-Baronnies pour progresser dans le délicat art vocal, ce concert dans les accueillants jardins de l’hôtel de ville va donc clore leur semaine studieuse et conviviale. Ils seront accompagnés des musiciens du quartet de Lise : Rémy Bioulès au clavier, André Larcher à la basse et Michel Martel à la batterie.

Nous allons applaudir dans l’ordre I am beginning to see the light (de Edward Kennedy Ellington, Don George, Harry James et Johnny Hodges), In the wee small hours of the morning popularisé par Frank Sinatra, La Rua Madueira de Nino Ferrer et pour finir City of stars du film La La Land.

Certains stagiaires semblent intimidés, d’autres montrent une plus grande assurance, mais tout le monde tente de mettre de la ferveur et de l’enthousiasme dans l’interprétation de ces quatre morceaux et les applaudissements fournis seront bien mérités !

Lise va compléter le spectacle en interprétant quelques morceaux de son répertoire, on notera entre autres My love and only love, dans une version où les passages du grave à l’aigu font irrésistiblement penser à Sarah Vaughan, Caravan avec de superbes vocalises en intro, My Funny Valentine, plus funny que Valentine, au dire de la chanteuse, dans un étonnant climat mêlant Brésil et Funk, le poinçonneur des Lilas, interprété avec une gouaille populaire très « chanson réaliste » et pour finir une version fabuleuse d’Imagine lyrique et gospelisante, véritable hymne à la joie !

Lise Bouvier a cette admirable capacité de transformer littéralement des œuvres connues du répertoire, de les malaxer, de leur donner une nouvelle forme parfois même de leur offrir un sens différent, de leur fournir une couleur inhabituelle, de leur prêter une seconde vie ! On redécouvre, émerveillé, ce qu’on croyait connaître : moments jubilatoires du spectacle vivant !

Mais ne serait-ce pas une des caractéristiques du jazz de tenter de réinterpréter ?

Merci Lise de le faire avec tant de plaisir communicatif !

Ont collaboré à cette chronique :

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