(26) DrômeParfum de Jazz

13/08/2021 – Discussion « Agent artistique de jazzwomen… » à Parfum de Jazz

Pour cette discussion qui se voudrait « à bâtons rompus », l’Académicien du Jazz, Pierre-Henri Ardonceau a invité deux agents d’artistes de jazz : Martine Croce (agence « Autre Rivage Productions », au milieu sur la photo) et Julie Diebolt (agence « Nuances Music Productions », à droite, donc)

La question qui taraude l’animateur est « Comment un artiste se retrouve-t-il sur un plateau ?« , il nous donne de suite la réponse : « Il existe une interface : l’agent ».

De nombreux synonymes existent, quels sont-ils en dehors de impresario, booker, tourneur, manager… ?

Le terme le plus adapté serait « agent artistique »,  « comme une maison qui accueille des artistes » nous dit Julie Diebolt.

Booking, signifie recherche de concerts, remplissage de l’agenda ce qui est une mission essentielle.

Pour Martine Croce, le terme « agent artistique » lui convient bien mais il ne présente pas l’éventail multiple des tâches concernées. Par exemple il faut posséder des licences 2 et 3 d’entrepreneurs de spectacle. Nous verrons plus loin que de nombreuses autres tâches et missions peuvent leur incomber.

 

Comment se crée un catalogue d’artistes ?

Par des rencontres le plus souvent ; il existe des salons professionnels : Jazz Ahead en Allemagne, Jammin Juan, AJC et son dispositif Jazz Migrations, Forum JazzsRA, etc.. Les réseaux sociaux permettent aussi de repérer des artistes émergents.

Martine Croce va « faire son marché »  sur certains festivals en Scandinavie. Tous les agents sérieux viennent prendre la température dans les festivals et surtout les « Off ».

Certains artistes choisissent un agent en fonction de sa ligne artistique.

 

Les fonctions:

Martine Croce : « du 360 degrés » : communication , argumentaire, promotion des albums, des artistes, relation presse, road manager, relation avec les attachés de presse, etc.

Julie Diebolt: Fonction première : recherche de concerts, mise en place de tournées.

…et en vrac et d’une façon non-exhaustive : Tâches de production (contrats, voyage, feuille de route, fiche technique, …), gestion des droits de propriété intellectuelle, accompagnement, etc.

Juridique et fiscal : Sont évoqués les différents types de contrats : contrat d’engagement ou contrat de cession (La SPEDIDAM ne subventionne que les les organisateurs qui prennent des contrats d’engagement)

Formation : Il n’existerait pas de formation d’agent d’artiste.

Le point épineux la commission : elle serait de 10 à 15% des sommes versées (encore faut-il définir le périmètre de l’intervention de l’agent).

 

Une évolution du genre passe par l’autogestion de musiciens par le biais de collectifs (ARFI, Tricot, Périscope, etc..) qui se structurent pour réaliser une fraction des tâches traditionnellement dévolues à un agent artistique.

 

Dans le même temps de grosses structures se développent comme Fimalac Entertainment qui intègre des agents comme AntePrima la structure de Reno Di Matteo, ce qui semble inquiéter PH Ardonceau.

 

Je retiens de cette trop courte table ronde que le métier d’agent d’artistes est encore méconnu. Les nombreuses fonctions ou tâches associées nourrissent le « flou artistique » qui va du « Monsieur (ou Madame) 15% » au véritable partenaire qui permet à l’artiste de s’épanouir sans se polluer avec les contingences matérielles.

Ont collaboré à cette chronique :

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