(69) RhôneJazz sur les places

18/09/2021 – « Chacun son sud » à Jazz Sur Les Places

“Chacun son sud” ce nom est déjà une invitation au voyage. La promesse est ambitieuse et sera tenue.

Le set débute avec un court morceau qui porte le nom du groupe et sera suivi par une milonga très délicate.

Changement d’azimut avec Voyage à Varsovie en référence à un concert d’un groupe punk polonais dans une chapelle de la ville. De punk il n’est pas question ici !

Comme le morceau précédent Jobimania est exécuté à la trompette bouchée sur un rythme calme et apaisant, une composition de l’accordéoniste Richard Posselt en hommage à Antônio Carlos Jobim.

On reprend l’avion pour les Pouilles en Italie et une version très personnelle d’une danse traditionnelle Pizzica.

Cher Piton est une évocation sur un mode « maloya » du Piton des neiges à La Réunion.

Le trompettiste Olivier Large et leader du groupe nous présente sa trilogie dédiée à trois pays asiatiques, cela débute avec Diphonie pour la Mongolie, la contrebasse d’Anthony Gutierrez entame le morceau à la façon d’un chant diphonique typique de la région, l’accordéon et la trompette entre en résonance.

Utopie nous emmène d’une façon très onirique en Éthiopie.

Kazak, contrairement à ce qu’on pouvait en attendre nous dirige doucement vers les Balkans, et le public ne s’y trompe pas en accompagnant chaleureusement les musiciens.

Avec sa composition Peter Pan, Olivier Large nous livre un voyage imaginaire dans son « intérieur » et change d’instrument pour s’accompagner d’une sanza et les trois deviennent choristes.

Second volet asiatique, il s’agit se l’Inde avec un hommage à une femme libre là-bas : Rani.

Le dragon conclut le concert … et la trilogie asiatique avec un détour par l’Empire du Milieu.

Pour le rappel on passe par un chorro du Brésil : André em sapatos novos (André à des chaussures neuves). Pourquoi pas ?

Le rappel se poursuit par un tango avant d’inviter comme le veut la coutume du festival le musicien suivant Hector Javier Ayala pour un morceau en commun, la barre est haute puisque Hector a choisi un boléro inspiré d’un poème de Gérard de Netcom « Chimère », le trio se love avec aisance dans le propos.

Ce trio que l’on voit rarement à Lyon et c’est dommage nous aura calmement fait voyager d’une façon des plus agréables.

Ont collaboré à cette chronique :

X