(69) RhôneHot Club

23/09/2021 – Xavier Bozetto & Antoine Bost en duo au Hot Club de Lyon

Ce duo de deux musiciens chevronnés de la scène lyonnaise s’est créé récemment avec quelques concerts à son actif.

Le Hot Club va intégrer des formations courtes dans sa programmation de semaine. Ce duo est donc parfaitement taillé pour l’occasion.

Xavier Bozetto est venu avec sa drôle de guitare hybride à sept cordes qu’il a eu le temps de dompter et Antoine Bost avec son ténor et son soprano.

Xavier nous promet un mix de standards et de compositions.

Le set, après les présentations d’usage, débute avec Now’s the time de Charlie Parker

Une dédicace à un ami musicien présent dans la salle, Armen Paronikian avec O grande amor de Jobim.

Monsieur Bost a deux fils Enzo et Léo …, non ce n’est pas une blagounette mais l’explication du titre de sa composition Zenlo. Une composition toute en suavité et douceur où Antoine alterne ténor et soprano.

Xavier amène sa première composition Voie nouvelle, plus dansante façon biguine. Avec seulement deux instruments cela fonctionne très bien.

Xavier nous dit bien aimer jouer des morceaux de saison, cela serait-il une démarche écologique dans le jazz ? Toujours est-il qu’ils nous offrent un Les feuilles mortes bien trafiqué au soprano. Les feuilles mettent du temps à trouver leur aire d’atterrissage et Antoine s’en donne à cœur joie.

Avec Plutonium nous retrouvons le joli son de ténor caractéristique d’Antoine Bost, ce léger grain qui donne un relief particulier à son jeu.

Le premier set s’achève sur un Cantaloupe Island de belle facture.

 

La musique soigne les maux et pas seulement ceux de l’âme. Blues for Pat à été composé en février par Xavier pour un pote sévèrement atteint du Covid en février dernier. Depuis il va mieux. Merci Docteur Bozetto ! On vérifie une fois de plus que cette étrange guitare est parfaite pour accompagner, les trois cordes supplémentaires étant dans les basses, ça le fait bien.

On découvre ensuite une surprenante et joyeuse adaptation de Don’t worry le tube intergalactique de Bobby McFerrin. Le maigre public chante et snappe. Serait-ce encore une chanson de saison ? Joli présage.

On continue vers le soleil avec Recorda me de Joe Henderson. Une bossa toute tranquille où les deux se complètent agréablement.

Après le soleil, le passé avec How deep is the ocean, un vieux standard de 1932 d’Irving Berlin. Entre leurs mains il n’a pas pris une ride.

Pour finir le duo nous fait part de ses Impressions de John Coltrane.

En guise de rappel les deux musiciens invitent le flûtiste Michel Lavignolle qui choisit un blues (forcément) et ce sera Straight no chaser pour conclure ce sympathique « entre nous » au Hot.

Ont collaboré à cette chronique :

X