(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

04/10/2021 – Papanosh & André Minvielle « Prévert parade » au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Ils ont choisi des poèmes de Jacques Prévert que l’on ne connaît pas ou peu. Pas ceux que nous  avons rencontrés « en sortant de l’école… », mais ceux dans lesquels le poète a particulièrement ciselé les phrases, jonglé et détourné les mots, pour en faire jaillir le baroque, l ‘absurde, ou la réalité des choses.

Eux, ce sont « Les Vibrants Défricheurs » de Papanosh et le chanteur, vocaliste et percussionniste André Minvielle. Ce soir ils nous font découvrir leur concert dans le cadre du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival 2021.

Ils sont jeunes les Papanosh, débordant d’énergie : Quentin Ghomari aux trompette et trombone ; Raphaël Quenehen aux saxophones, Sébastien Palis aux claviers, orgue, piano, Thibault Cellier à la contrebasse et Jérémie Piazza à la batterie.

André Minvielle, le gascon qu’on se présente plus, n’est pas en reste pour l’énergie !

Musiciens prêts à tout, ils s’éclatent sur scène dans des rythmes variés, jazzy, bluesy, déjantés , envoûtants, ils nous bousculent comme Prévert bouscule les mots et les phrases, pour la beauté du geste !

Les invités du « grand dîner de première communion »  des Petits plats dans les Grands, défilent devant nous,  et grâce à l’opportunité des notes et des instruments, on a l’impression de les reconnaître.

Comment résister à L’amiral Larima, Larima quoi, La rime a rien, et la fanfare s’anime. On est dans le baroque et c’est réjouissant.

Prévert est aussi un visionnaire sans le savoir car en écrivant La Guerre ou Les Etranges Etrangers, qui aurait imaginé que ces sujets soient toujours d’actualité.

Les changements de rythmes, la bonne humeur, la voix chaude d’André Minvielle, et la virtuosité des musiciens (on a pu apprécier certains solos), servent parfaitement la poésie de Jacques Prévert. Cortège, Destinée, La Brouette ou les grandes inventions.

Avant de se quitter, André a invité la salle à faire, comme il se doit, un inventaire à la Prévert avec Les Grandes familles, elle s’y est prêtée avec bonne humeur.

Je ne doute pas que nombre d’entre nous en rentrant à la maison ont ressorti leurs poèmes de Jacques  Prévert et les ont relus avec le sourire.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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