(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

14/10/2021 – Les Pépites en devenir du Conservatoire de Grenoble au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

La salle Edmond Vigne de Fontaine reçoit gracieusement les concerts de ce soir. Rappelons que la municipalité s’est impliquée dès l’origine dans ce festival, et fut la seule au départ.

Plusieurs groupes du conservatoire de Grenoble  vont se succéder pour cette soirée offerte à ses étudiants.

Le « groupe funk », décontracté, s’installe. Guitares, basse et batterie martèlent le tempo de 1612 , l’une des chansons les plus populaires du groupe Vulfpeck fondé en 2011. Ilan au chant, concentré, vibre de tout son corps. Un superbe solo de basse accompagne le chant.

Pour Skip Step de Nate Smith, la batterie est à l’honneur ! Très ferme, enthousiaste, elle lance les guitares. Les onomatopées d’Ilan se superposent aux notes répétitives de la basse. Les guitares, toujours emmenées par le jeu bien scandé de la batterie, ronflent puis s’exclament.

Suit Crack Rock de Franck Ocean, le morceau que j’ai préféré. La guitare au son céleste exprime sa mélancolie. La batterie martèle légèrement le propos d’Ilan. La voix est douce, émouvante, puis s’anime précipitamment, s’élançant dans les aigus, accompagnée de la basse. Yeux fermés, l’émotion est contenue.

Ceci n’est qu’un extrait de leur prestation qui a été très chaudement applaudie !14

Le « groupe jazz » monte rapidement sur scène et démarre sur un thème de Chick Corea, 500 miles high. La trompette lance la rythmique qui s’exprime avec fougue, puis plus mélodieuse, elle achève le morceau.

On accueille le saxophoniste pour Mister PC de John Coltrane. L’ensemble, très rapide, gai, entraînant, nous ravit. Un solo de trompette éveille tous nos sens. Le clavier, très vif, clair, relance la saxophone, puissant, dynamique, qui embrase la salle… La contrebasse, puis la batterie, dansent avec fougue, bien reliés par le chant du clavier.

Le saxophone et la trompette, tonitruants, sont vivement entourés par la rythmique pour Chucho de Paquito de Rivera. Un long solo au saxophone nous rend admiratifs, la trompette lui répond. Le public est aux anges ! La batterie s’exclame, la contrebasse ne s’en laisse pas conter. Applaudissements ! Ambiance exaltée !

L’album Tutu de Miles Davis est bien entré dans l’histoire puisqu’il a été mis au programme du Baccalauréat, option musique. Cet album est né de l’idée de rendre hommage à Desmond Tutu, un archevêque sud-africain noir, ayant reçu le prix Nobel de la Paix pour son opposition au régime de l’apartheid. Ce soir, quelques cris lancés par les cuivres introduisent le morceau. La trompette chuchote, entraînant le saxophone. Elle poursuit son chemin, gravement. Un solo du saxophone, très émouvant, est repris par l’ensemble.

Quel plaisir de voir cette salle pleine de jeunes euphoriques !

  • Groupe funk : Benjamin Anxionnaz: guitare ; Ilan Abu Baker: voix ; Raphaël Nibart: guitare ; Julien Pousset: batterie ; Philippe Soriano: direction
  • Groupe jazz : Adrian: trompette ; Hugo: saxophone ; Jérémie: piano ; Max: batterie ; Paul : basse ; Lionel Moreau-Flachet: direction

Ont collaboré à cette chronique :

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